samedi 31 janvier 2015

Bilan Lecture de Janvier 2015

Le voici le voilà : le premier bilan lecture de l'année !

Ce mois-ci a été une reprise sur les chapeaux de roues après ma grosse panne de lecture de novembre et décembre puisque j'ai lu 19 livres dont 12 romans ! Soit un total de 4344 pages de romans !

Voici donc la liste :

Romans :
- Boys Out !, Rawia Arroum
- La voleuse de livres, Markus Zusak
- L'oeil du loup, Daniel Pennac
- Eleanor & Park, Rainbow Rowell
- Rosa Candida, Audur Ava Olafsduttir
- Une part de ciel, Claudie Gallay
- La véritable histoire de Noël, Marko Leino
- Le meilleur des mondes, Aldous Huxley
- Neige, Maxence Fermine
- Animale, Victor Dixen
- Beaux mecs et sacs d'embrouilles, Meg Cabot
- Un avion sans elle, Michel Bussi
- L'Ile au Trésor, Robert Louis Stevenson

Mangas :
- Le maitre des livres 3, Umiharu Shinohara

BDs :
- Coeur de Pierre
- La Quête d'Ewilan 2 : Akiro
- Annie Sullivan & Hellen Keller, Joseph Lambert

Graphic Novels :
- Fièvre de Lune, Karen Marie Moning
- Miss Peregrine et les enfants particuliers, Ransom Riggs & Cassandra Jean

Parmi cela, 3 coups de coeur avec :





Des couvertures magnifiques :




Et une avancée pour le challenge "5 écrivains anglophones et l'aventure" :



Bref, un mois super, avec en prime : le dépassement des 1000 vues.

MERCI !!!

L'Ile au Trésor, Robert Louis Stevenson

Titre : L'Ile au trésor
Auteur : Robert Louis Stevenson
Edition : GéoLitterAdo
Pages : 282
Prix : 4,50€ chez le Livre de Poche (mon édition était dans un coffret avec d'autres classiques donc je n'ai pas le prix du livre seul)
4e de couverture : "Jim Hawkins vit avec ses parents sur la côte anglaise. Sa vie bascule le jour où un vieux marin décrépit qui semble fuir quelqu'un débarque dans leur auberge. Jim découvre dans la malle du pensionnaire mort subitement une carte indiquant l'emplacement du trésor d'un célèbre pirate. Accompagné de Trelawney et du docteur Livesey, deux amis de la famille, Jim prend la mer à la recherche du trésor. Le découvrira-t-il ? Échappera-t-il aux pirates ? Il n'est qu'au début de l'aventure."





Mon avis :

J'ai lu ce livre pour le challenge "Cinq écrivains anglophones et l'aventure" organisé par Yoko et dont vous pouvez voir l'article ici. Ca fait un moment qu'il me faisait de l'oeil (notamment depuis que j'ai lu Le maitre des livres de Umiharu Shinohara car il en parle dans son manga, que je conseille fortement d'ailleurs) et je me suis enfin lancée dans cette histoire qui est surement la plus connue sur le thème de la piraterie. On y retrouve Jim Hawkins et Long John Silver à la conquête d'un trésor. De même que L'Etrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, du même auteur, L'Ile au trésor est victime de son succès car je connaissais déjà le personnage de Long John Silver et son rôle dans l'histoire, j'ai donc perdu un élément de surprise de ce livre.

Alors que je pensais être déçue comme pour L'Etrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, L'Ile au trésor m'a surprise par tous ses retournements de situations ! L'histoire est assez basique pour une histoire de pirates puisque c'est une chasse au trésor, voyage, mutinerie, meurtres et or sont au rendez-vous. Malgré un vocabulaire de marine assez poussé qui m'a un peu perdu au début, j'ai beaucoup apprécié ma lecture de ce classique car il n'y a pas de temps mort, il se passe sans cesse quelque chose : des combats, des poursuites ou autre, et c'est vraiment trépidant.

J'ai également beaucoup apprécié les personnages, que ce soit Jim qui raconte cette histoire et sa façon d'avoir toujours des idées saugrenues mais bienvenues, ou encore le capitaine Smollet donc j'ai beaucoup aimé le caractère, il ne se laisse pas faire et est très lucide quant aux marins. J'ai adoré Long John Silver qui se révèle plus profond qu'on peut le penser, et ça me donne fortement envie de lire un autre livre que je possède : Long John Silver de Bjorn Larsson et qui raconte son histoire après L'Ile au trésor.

Pour ses rebondissements, son rythme très soutenu et l'écriture qui ne sonne pas trop "classique" de Stevenson, je donne un bon 16/20 à ce livre ! 

vendredi 30 janvier 2015

TAG : Questionnaire livresque de A à Z !

Ca fait un moment que ce tag me fait de l'oeil alors voilà, je craque et je vous le fait : 



A pour Auteur : Auteur dont tu as lu le plus de livres

Bien que beaucoup répondent J.K. Rowling, ce n'est pas mon cas puisque j'ai lu les 6 tomes d'Ewilan + la trilogie Ellana + la trilogie l'Autre + Le chant du Troll + Les Ames Croisées + A comme association (2-4) + Tour B2 mon amour + Amies pour la vie + Zouck ! Avec un total de 19 livres c'est Pierre Bottero qui gagne haut la main ! 

B pour Best : La meilleure suite de série 

Je dirais la suite des Chroniques de MacKayla Lane de Karen Marie Moning, les tomes montent en intensité et c'est juste génial !

C pour Current : Ta lecture en cours

En ce moment je lis L'Ile au trésor de Robert Louis Stevenson dans le cadre de mon challenge "Cinq écrivains anglophones et l'aventure".

D pour Drink : La boisson qui accompagne tes lectures

Généralement je ne bois pas en lisant mais si je dois boire c'est ou de l'eau ou un choco-miel (chocolat chaud avec une cuillère à soupe de miel : la meilleure boisson du monde !)

E pour Ebook : Ebook ou roman papier ?

Je ne vais pas faire dans l'original, même si j'adore ma liseuse, rien ne vaut un roman papier : sentir le livre, tourner les pages, toucher la couverture...

F pour Fictif : Un personnage fictif avec lequel tu serais effectivement sortie au lycée

Je pense que je serais sortie avec Park dans Eleanor & Park parce qu'il est juste simple et mignon dans sa façon d'aimer et que c'est ce que je préfère !

G pour Glad : Un roman auquel tu es contente d'avoir donné une chance

La fortune des Rougon de Zola. Oui, c'est inhabituel, mais ma prof l'a tellement bien vendu, et comme on a étudié en détail le Second Empire en histoire, j'ai adoré ce livre. Il est précis dans ses faits et se lit vraiment bien. 

H pour Hidden : Un roman que tu considère comme un joyau caché

Miette-de-Lune de Nicky Singer. Une histoire magnifique sur le deuil. Pas assez connue à mon goût.

I pour Important : Un moment important dans ta vie de lectrice

C'est un moment récurrent mais : le festival Etonnants Voyageurs de St-Malo. Je vis toute l'année pour ça, c'est mes trois jours pur livres et c'est un bonheur. 

J pour Just : Le roman que tu viens juste de finir

Un avion pour elle de Michel Bussi. Mon premier polar depuis longtemps, et un coup de coeur. 

K pour Kind : Le genre de romans que tu ne liras jamais

Je pense que je ne lirais jamais de romans type "Chair de poule". Pourquoi ? Parce que je suis une méga froussarde !

L pour Long : Le roman le plus long que tu ai jamais lu

Belle du seigneur d'Albert Cohen. Plus de 1100 pages au compteur, un mois complet de lecture.

M pour Major : Le roman qui t'a causé le plus grand "book hangover"  (le trop plein livresque, tellement que tu ne pouvais plus rien lire après)

Je crois que c'était Les Ames Croisées de Pierre Bottero. Parce que je savais que c'était le dernier, qu'on aurait jamais la fin de la série, et ça a été dur de lui dire adieu.

N pour Nombre : Le nombre de bibliothèques (meubles) que tu possèdes 

Une à mon appart, quatre chez ma mère, deux chez mon père. Donc 7 !

O pour One : Un roman que tu as lu plusieurs fois

Il m'arrive souvent de relire mes livres. Mais le record ça doit être Fascination de Stephenie Meyer que j'ai lu 9 fois.

P pour Préféré : Ton endroit préféré pour lire

Mon fauteuil...J'adore me caler dedans avec les jambes passées par dessus l'accoudoir.

Q pour Quote : Une citation que tu as lu, qui t'inspires ou qui te fait ressentir plein d'émotions

Je suis très citation. Mais une qui m'a marqué : "Le rêve est un joli chemin mais il conduit souvent à une impasse" dans Les Ames Croisées de Pierre Bottero. 

R pour Regret : Un regret de lecteur

La mort de Pierre Bottero.

S pour Série : Une série que tu as commencé mais jamais fini et dont tous les tomes sont sortis

Je compte la finir, mais je ne savais pas que trois autres tomes étaient sortis donc : La trilogie des elfes de Jean-Louis Fetjaine, transformée en série de 6 livres.

T pour Trois : Trois de tes livres préférés de tous les temps

La Princetta et le Capitaine d'Anne-Laure Bondoux, Miette-de-Lune de Nicky Singer, et toutes les séries de Pierre Bottero. Oui, Harry Potter n'est pas dedans.

U pour Unapologetic : Un roman dont tu n'éprouves absolument aucun remord d'être fangirl

Alors c'est à la base une fanfic Drarry, mais l'auteur l'auto-publie et c'est Papillon

V pour Very : Un roman dont tu attends la sortie avec grande impatience (plus que celle de tous les autres)

Winter de Marissa Meyer. Pour enfin clore la saga des Chroniques Lunaires.

W pour Worst : Ta pire habitude livresque 

Je n'ai pas vraiment de pire habitude. Si ce n'est qu'il faut que le marque-page soit assorti à l'atmosphère du livre sinon ça me bloque. 

X pour X : Commence à compter à gauche de ton étagère la plus proche et prends le 27e livre

Contes des Sages Indiens, Collectif.

Y pour Your : Ton dernier livre acheté 

Les trois tomes de la saga de Patrick Ness, Le Chaos en marche

Z pour Zzzzz : Le dernier livre qui t'a volé ton sommeil

Un avion sans elle de Michel Bussi. 

jeudi 29 janvier 2015

Un avion sans elle, Michel Bussi

Titre : Un avion sans elle
Auteur : Michel Bussi
Edition : Pocket
Pages : 570
Prix : 7,70€
4e de couverture : "Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l'identité de l'unique rescapée d'un crash d'avion, un bébé de trois mois ? Deux familles, l'une riche, l'autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule. Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l'histoire, avant d'être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête. Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du Mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course halletante jusqu'à ce que les masques tombent..."



Mon avis : 

Je ne suis pas très polar mais là....Juste un pur coup de coeur ! L'intrigue déjà est vraiment bien ficelée, je n'ai rien deviné avant la toute fin et pourtant dieu que je me suis creusée la tête ! Le livre commence avec la scène du crash puis on fait un bond en avant de 18 ans. Le reste du livre se passe sur deux jours et les chapitres commencent par la date du jour et l'heure où se passe l'action. On rencontre Crédule Granduc, le détective en charge du dossier, qui a soudain une révélation mais on découvre le lendemain qu'il s'est fait assassiné et a laissé le carnet de ses notes à Libellule/Lylie/Emilie/Lyse-Rose. Celle-ci le donne ensuite à Marc, puis disparait. Pour le reste du livre, on suit Marc dans sa quête de la vérité, grâce à la lecture du journal.

J'ai adoré l'intrigue et la plume de l'auteur. J'ai avalé littéralement les 570 pages en deux jours et demi tellement je voulais le fin mot de l'histoire. On avance lentement dans l'enquête, découvrant tout en même temps que Marc car l'auteur ne nous en dit pas plus qu'à lui. Voir même, Marc en sait parfois plus que nous et c'est frustrant !!!

Enfin et surtout : les personnages sont complexes et attachants. Malvina de Carville que j'ai d'abord détesté, m'a attendri au fur à mesure, pas au point que je l'adore, mais j'ai tout de même eu de la compassion pour elle. Marc et Lylie m'ont immédiatement plu, quoique j'ai peut-être eu un peu plus de mal avec Lylie car elle disparait sans rien dire à personne alors que Marc s'inquiète énormément pour elle. J'ai beaucoup aimé la psychologie des personnages et le fait qu'on les voit évoluer et qu'on les comprend petit à petit.

Ce qui m'a fait apprécié ce polar, outre les personnages et l'intrigue, c'est le fait que l'auteur ne tombe pas dans le gore ou le très sanglant, on se concentre vraiment sur l'intrigue, l'enquête et la psychologie des personnages, or comme c'est généralement le sanglant qui me fait détester les polars, celui-ci m'a énormément plu.

Je le conseille à tout le monde et c'est bien évidemment un 20/20. 

mardi 27 janvier 2015

Beaux mecs et sacs d'embrouilles, Meg Cabot

Titre : Beaux mecs et sacs d'embrouilles
Auteur : Meg Cabot
Edition : Le Livre de Poche
Pages : 219
Prix : 6,90€
4e de couverture : "Mentir, ça n'a vraiment rien de compliqué. En tout cas, cela n'a jamais été un problème pour moi. Jusqu'à l'arrivée d'un certain Tommy Sullivan, fraichement débarqué en ville dans le seul but de me gâcher l'existence. Bon d'accord, j'ai trahi sa confiance quand on était au collège, mais c'était il y a quatre ans ! Dans compter qu'il en a profité pour devenir un vrai canon ! Entre mes deux petits copains et mes gros mensonges, le concours "Miss Clam' et mon job au restaurant, je ne sais plus où donner de la tête. Et je crois que le retour de Tommy ne va pas arranger les choses..."




Mon avis : 

Je ne m'attendais pas à grand chose de ce roman. Je savais que c'était de la chick-lit et je connaissais déjà le type de romans de Meg Cabot. Mais ça a tout de même été une déception. Certes l'écriture était agréable et le livre est passé comme une lettre à la poste, mais je n'ai pas vraiment apprécié l'histoire. Dès le début on sait qu'elle va finir avec Tommy Sullivan et comment on va en arriver à ce résultat. De plus, bien que l'écriture soit légère et agréable, j'y ai trouvé bien trop de répétitions (Katie dit plusieurs fois qu'elle sort trompe son mec et s'étonne de son propre comportement, mais de la même façon) et de parenthèses. Il y avait tellement de parenthèses (dans les dialogues et la narration) que j'ai fini par les sauter complètement car je les trouvais profondément inintéressantes ! Et quant aux personnages, je les ai plutôt appréciés sauf Katie...Katie est l'archétype de la fille populaire, qui sort avec le plus beau mec, le beau sportif, mais qui ne s'en contente pas parce qu'elle est surtout avec lui pour l'image et donc elle le trompe. Je l'ai trouvé ennuyante, insupportable à toujours se plaindre des problèmes qu'elle se crée elle-même, de ses mensonges,... Et puis elle a une façon de se jeter sur les mecs ! Même si elle précise qu'elle est toujours vierge, je la trouve quand même sacrément allumeuse, dès qu'elle voit un mec elle a envie de lui rouler une pelle ! 

Bref, je ne vois pas trop quoi dire de plus sur ce roman. C'est un petit 10/20. Je ne suis pas convaincue du tout, et je sais que Meg Cabot peut faire mieux. 

Animale : La Malédiction de Boucle d'Or, Victor Dixen

Titre : Animale : La Malédiction de Boucle d'Or
Auteur : Victor Dixen
Edition : Gallimard Jeunesse
Pages : 437
Prix : 17,90€
4e de couverture : "1832. Blonde, dix-sept ans, est cloîtrée depuis toujours dans un couvent perdu au milieu des bois. Pourquoi les soeurs l'obligent-elles à couvrir ses cheveux d'or et à cacher sa beauté derrière des lunettes sombres ? Qui sont ses parents ? Et que leur est-il arrivé ? Alors qu'elle s'enfuit pour remonter le fil du passé, Blonde se découvre un versant obscur, une part animale : il y a au coeur de son histoire un terrible secret."






Mon avis :

Comme vous le savez peut-être, j'aime beaucoup les réécritures de contes, et Boucle d'Or n'étant pas un conte souvent repris, ce livre m'a énormément intéressé. L'idée de base de l'intrigue est très bonne et l'écriture de Victor Dixen est vraiment très agréable à lire, je n'ai pas vu passer la première moitié du livre. J'ai bien aimé l'évolution de Blonde et j'ai adoré Gabrielle de Brances. Quand Blonde lit le témoignage de sa mère, je crois que j'étais au moins aussi impliquée qu'elle, je ne pouvais pas refermer le livre. Le livre est divisé en 4 parties, les deux premières m'ont énormément plu, la troisième a été une rupture dans la narration et j'avais du mal à l'avancer, et la dernière a un peu remonté le niveau mais pas complètement. J'ai beaucoup aimé cette réécriture, elle était très intelligente, et la chronologie de faits que l'auteur donne à la fin montre les recherches qu'il a fait sur l'origine du conte, c'était très intéressant (à ne pas regarder avant d'avoir fini le livre car ça spoile un peu). Enfin, j'ai adoré la reprise du mythe du Berserk (que j'avais déjà rencontré dans Les Secrets de l'Immortel Nicolas Flamel de Michael Scott). 

J'ai cependant eu quelques petits points qui m'ont gêné dans ma lecture mais cela n'a commencé qu'à la moitié du livre. Déjà, à moins que j'ai mal lu, Gabrielle ne fait pas mention d'une quelconque relation physique avec Sven et je trouve ça bizarre qu'ensuite tous les personnages trouvent immédiatement les liens de parenté. Ensuite, la plupart des problèmes se trouvent dans la troisième partie : premièrement j'ai trouvé l'écriture beaucoup moins fluide dans la partie "journal" et de plus on a une ellipse temporelle qui semble importante mais sans l'être, on nous annonce un mariage qui se fait un peu vite compte tenu de ce qu'on sait des soeurs du couvent. On dirait que l'auteur s'est précipité d'unir Gaspard et Blonde pour passer plus vite à la suite de l'histoire et c'est dommage car sur le coup, ça tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. De plus, je n'ai pas trop apprécié le personnage de Gaspard, je le trouve beaucoup trop passif, il ne fait presque rien par lui-même, il faut toujours qu'il se fasse aider, et puis il est niais ! 

Cependant, Animale reste une très bonne lecture, une réecriture très intelligente et plus sombre de Boucle d'Or et malgré quelques longueurs dans la troisième partie, j'ai adoré la plume de Victor Dixen. C'est donc un très bon 16/20. 

Neige, Maxence Fermine

Titre : Neige
Auteur : Maxence Fermine
Edition : Points
Pages : 96
Prix : 5,70€
4e de couverture : "Dans le Japon raffiné du XIXe siècle, le jeune Yuko a choisi sa voie : il sera poète, contre l'avis de son père. Soseki, l'ancien samouraï et vieux peintre aveugle, lui enseignera l'art du haïku. Entre les deux hommes plane l'image obsédante d'une femme disparue dans la neige..."








Mon avis :

Ce texte très court est un haïku à lui tout seul. Avec de courts chapitres, et de manière très elliptique, Maxence Fermine nous raconte l'histoire d'un jeune homme passionné par la neige et sa beauté, en quête de la perfection pour son art poétique, car même si ses poèmes sont magnifiques, ils manquent de couleur et c'est cette couleur qu'il désire apprendre auprès de Soseki. Ce livre est une réflexion sur la perception que l'on peut avoir et sur l'écriture mais c'est surtout une histoire d'amour, de beauté et de poésie. Il est divisé en trois parties : le voyage de Yuko vers Soseki et sa rencontre avec la femme dans la glace, l'histoire de Soseki et la fin de l'apprentissage de Yuko (pour ne pas spoiler). Je n'ai que trois points négatifs à relever : le "hasard" un peu prévisible de la fin et le sentiment de tristesse qu'il m'est resté par rapport à Yuko tout le long de l'histoire. Je trouve qu'il subit et qu'il ne sait pas trop comment gérer ses sentiments et c'est triste. Enfin, je regrette qu'il ne soit pas fait plus mention du paysage japonnais qui est connu pour être magnifique. 

Je ne peux pas vraiment en dire plus sur un livre aussi court si ce n'est qu'il vaut la peine d'être lu. C'est un très bon 18/20. 

Voici un petit extrait : 

"Ecrire c'est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d'un poème, d'une oeuvre, d'une histoire couchée sur un papier de soie. Ecrire, c'est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n'est pas de s'élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n'est pas non plus d'aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d'une virgule, ou que l'obstacle d'un point. Non, le plus difficile, pour le poète, c'est de rester continuellement sur ce fil qu'est l'écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur su rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu'un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c'est de devenir un funambule du verbe."

samedi 24 janvier 2015

Le meilleur des mondes, Aldous Huxley

Titre : Le meilleur des mondes
Auteur : Aldous Huxley
Edition : Pocket
Pages : 270
Prix : 4,70€
4e de couverture : "Demain, le bonheur sera universel. Et obligatoire ! Dans le meilleur des mondes les foetus sont "préparés" dans des incubatrices en fonction du rôle qu'on leur destine. Les futurs Alphas, de la caste des élites, reçoivent plus d'oxygène, plus de "pseudo-sang". Quant aux futurs Epsilons, à qui l'on réserve les tâches les plus ingrates, on veille à ne pas développer leurs facultés intellectuelles : un bon ouvrier n'a pas besoin de penser. Dans le meilleur des mondes, un système éducatif qui façonne les esprits et les corps, une société communautaire qui proscrit l'individualisme, où la cellule familiale ne peut exister. Dans ce meilleur des mondes méthodiquement planifié pour construire les hommes en fonction des besoins, pour contraindre un bonheur artificiel, pour museler les passions et les interrogations, il y aura bien un grain de sable pour s'insérer dans les rouages." 


Mon avis : 

Ce livre, on le cite partout comme une référence de dystopie classique avec 1984 d'Orwell. Et c'est vrai qu'il est très bien. Je vais essayer de résumer mais si je ne pouvais dire que 3 mots ce serait : Cruel. De. Vérité. 

On entre dans ce livre par la visite du Centre de Fécondation par un groupe d'étudiants. On nous explique comment sont faits les bébés, leur conditionnement, etc. Cette première partie du livre, assez longue, est très détaillée, et peut-être un peu trop scientifique. Cependant elle montre à quel point Huxley a réfléchi son univers. Suite à cette visite, on découvre plusieurs personnages dont 2 principaux : Lenina, une jeune femme qui se pose des questions sur le fait qu'elle ne soit pas attirée par tous les hommes qu'elle voit (ce qui est contraire au conditionnement car il est très mal vu d'avoir une relation durable avec un homme) et Bernard Marx qui lui se pose des questions sur le mode de vie de cette société où tout doit être commun, lui désire l'individualité. Lorsqu'il emmène Lenina au Mexique dans une "Réserve de Sauvages", ils tombent sur John, un Sauvage issu de Linda, une femme abandonnée enceinte dans la Réserve lors d'une visite, mais qui est de la même société que Lenina et Bernard. Ils décident de les ramener dans le meilleur des mondes tandis que John s'éprend de Lenina. 

Qu'ai-je pensé de ce livre ? J'ai aimé la façon dont Huxley avait vraiment réfléchi à tous les détails de son univers et à comment cet univers permet de voir différemment notre propre société : une société où on cherche à promouvoir le groupe et où on se prélasse de plus en plus dans le confort sans chercher plus loin. Cependant, j'ai aussi trouvé de nombreux défauts à ce livre :
Tout d'abord, et comme dit plus haut, il y a des termes vraiment trop scientifiques dès le début du livre et cela peut-être rebutant pour bien des gens. Ensuite, et c'est le point le plus important : je ne me suis pas attachée aux personnages. Je les ai trouvés énervants et sans évolution. Au début on pense que Lenina et Bernard vont agir contre le système, mais c'est comme un soufflé sorti du four, il retombe aussi vite qu'il ne monte. Ces personnages ne savent pas ce qu'ils veulent, ce sont des pseudo-révoltés qui en fait préfèrent se complaire dans leur luxure plutôt que risquer de la perdre un peu. Quant à John, je ne le comprend pas. Il veut se méler aux sauvages tout en rêvant au monde que sa mère lui décrit depuis sa naissance. Puis il y va et en est déçu au point de se tourner vers Dieu en virant jusqu'au fanatisme. 

Bien que j'ai eu du mal donc avec les personnages et avec le côté très scientifique de ce livre, j'admire énormément Huxley pour avoir crée une dystopie pareille et aussi cruelle de vérité (la scène de fin m'a vraiment marquée) et je lui donne donc un 13/20. 

La véritable histoire de Noël, Marko Leino

Titre : La Véritable Histoire de Noël
Auteur : Marko Leino
Edition : Michel Lafon
Pages : 300
Prix : 14,95€
4e de couverture : "Au coeur de la Laponie, le pays des neiges éternelles, le jeune orphelin Nicolas est recueilli par les habitants de son village. Mais ils sont tous trop pauvres pour pouvoir l'adopter. Le Conseil des Anciens prend alors une décision inédite : chaque année, le garçon sera pris en charge par un famille différente, et il en changera le jour de Noël. 
Avec une étincelle d'espoir et de joie de vivre, Nicolas décide de se consacrer à sa passion : fabriquer des jouets. Le garçon va ainsi raviver l'émerveillement dans cette région glacée. Et pourrait bien être à l'origine d'une des plus belles légendes."



Mon avis : 

Ce livre me faisait de l'oeil depuis un moment de par sa magnifique couverture et de par le synopsis car j'adore les contes et j'adore Noël...que demander de plus ? C'est effectivement un conte qui nous est raconté par Marko Leino. Le livre commence par un chapitre introductif où deux enfants trouvent un coffret appartement à un certain Nicolas. Leur grand-père, surpris, évoque alors une légende en disant que ce coffret est la preuve que cette légende est vraie. Il commence alors à la raconter aux enfants et c'est là que notre histoire commence.
L'histoire est vraiment narrée sous forme de conte je trouve car la narration est très simple, il y a pas mal de répétitions et le début de l'histoire passe très vite. J'ai d'ailleurs eu un peu de mal avec cette façon d'écrire au début de ma lecture, mais au fur et à mesure que j'avançais dans le roman, je me suis rendue compte que ce style particulier donnait un charme à l'histoire racontée car je me suis sentie comme les petits-enfants à qui était racontée cette légende. Ce n'était plus un livre que je lisais, mais une histoire qu'on me racontait et c'était agréable.

L'ambiance, à laquelle l'écriture participe, est très agréable. C'est féerique, c'est chaud, c'est lumineux, ce roman est une vraie veillée de Noël à lui seul ! L'histoire est bien pensée et très jolie. Les personnages sont intéressants bien que des fois j'ai trouvé cela cliché, comme Iisaki qui est le vieil homme bourru qui en fait est très gentil mais le cache suite à une blessure affective. Cependant, bien que ce livre contienne des clichés, il y en a un qu'il ne contient pas et c'est très appréciable : il ne dit pas clairement que le père Noël existe ou pas, et la façon dont le doute est semé dans notre esprit est très bien tournée et très poétique je trouve.
Le seul gros reproche que je ferais à ce livre ce sont les capacités physiques un peu exagérées des enfants en bas âge : je vois mal un/e enfant de 5 ans aller marcher des kilomètres dans la neige, seul/e et survivre, ou encore sauver un autre plus petit en le portant sur son dos en nageant.

Cependant, j'ai tout de même passé un bon moment avec ce livre, il est joyeux et distille de l'espoir. Bien que sceptique sur son écriture au début, Marko Leino a su me la faire apprécier et me faire rêver. Pour cela, ce livre mérite bien 15/20. 

dimanche 18 janvier 2015

Une part de ciel, Claudie Gallay

Titre : Une part de ciel
Auteur : Claudie Gallay
Edition : Actes Sud Babel
Pages : 570
Prix : 9,90€
4e de couverture : "Aux premiers jours de décembre, Carole regagne sa vallée natale, dans le massif de la Vanoise, où son père, Curtil, lui a donné rendez-vous. Elle retrouve là son frère et sa soeur, restés depuis toujours dans le village de leur enfance. Philippe est garde forestier, Gaby vit dans un bungalow vétuste où elle élève une fille qui n'est pas la sienne. Les jours qui s'égrènent pourraient lui permettre de renouer avec eux un lien qui n'a rien d'évident : Gaby et Philippe se comprennent, se ressemblent; Carole est celle qui est partie. Entre eux, comme une ombre, l'incendie qui a naguère détruit leur maison d'enfance. Décembre s'écoule, le froid s'installe, la neige arrive... Curtil sera-t-il là pour Noël ?"



Mon avis : 

Malgré les avis très mitigés sur Livraddict, j'ai bien aimé ce roman. On y découvre un petit village de montagne, avec ses habitants, leurs habitudes,... Il n'y a pas vraiment d'action ou de grande intrigue mais il est agréable à lire et crée vraiment une ambiance spéciale. On croirait en le lisant, que ce petit village est un microcosme coincé dans la boule de neige que Curtil envoie à ses enfants pour les prévenir de son retour. C'est une atmosphère confinée, plongée sous la neige, mais qui garde toute la douceur de la guimauve qui fond dans le chocolat chaud qu'on serre entre ses mains quand il fait froid. 

Les personnages sont très divers et j'ai eu un peu de mal à me repérer au début mais au final ils représentent tous les habitants d'un petit village de montagne, ces habitants qui naissent et meurent dans le même village car c'est là que se trouvent leurs racines. On s'attache à eux et j'étais un peu triste de les quitter. La lenteur calculée de l'écriture recrée la monotonie de ce petit village et une ambiance cocooning . Ce livre est lent, c'est vrai, mais c'est aussi ce qui en fait son côté attachant, et de part sa lenteur, on peut voir l'évolution personnelle de Carole, qui passe d'une femme détachée de ce petit village, à une femme plus impliquée qui perd peu à peu ses TOC pour se mettre au service de sa famille et des amis. 

Les points négatifs que j'ai trouvés sont l'écriture très saccadée de l'auteur et le fait que ce soit un peu trop long. Ces deux points sont évidemment liés car par son écriture saccadée, on dirait qu'elle fait beaucoup de phrases pour ne rien dire et de ce fait le livre parait un peu trop long. 

C'est tout de même un très bon 16/20. Et je vous conseille cette lecture si vous aimez vous attacher doucement à des personnages tout en ayant une atmosphère très douce et comme une veillée de Noël. 

mardi 13 janvier 2015

Eleanor & Park, Rainbow Rowell

Titre : Eleanor & Park
Auteur : Rainbow Rowell
Edition : Pocket Jeunesse
Pages : 378
Prix : 16,90€
4e de couverture : "1986. Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde, s'installe à côté de lui dans  le bus scolaire, Park, un garçon solitaire et secret, l'ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se rapprochent, liés par leur amour des comics et des Smiths. Et qu'importe si tout le monde au lycée harcèle Eleanor et si sa vie chez elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là."







Mon avis : 

J'ai ENFIN lu ce livre ! Je ne vais pas m'étaler sur l'histoire puisque beaucoup de monde la connait, mais je vais diviser mon avis en points négatifs et positifs :

Les points négatifs : c'est triiiiiiiiiiiiiste ! Et comme beaucoup de monde j'ai un problème avec la fin, on a envie qu'il y ait plus de pages, ça ne peut pas se finir comme ça ! On n'en sait pas assez sur l'avenir d'Eleanor et de sa famille.

Les points positifs :
Tout d'abord, j'ai eu du mal avec l'écriture que je jugeais trop simple, mais au fur et à mesure j'ai trouvé que ça participait de l'atmosphère de simplicité et de tendresse du livre. Car l'histoire de Park et Eleanor c'est ça : simple et tendre. Faite de petits gestes et petites histoires de la vie quotidienne. Tellement simple que s'en est adorable. On se sent proche d'eux car ils nous montrent les petites merveilles du quotidien qu'on ne remarque pas forcément d'habitude et ça fait du bien.
Le personnage de Park est juste tellement adorable, on voudrait toutes un Park personnel. Je ne peux rien dire d'autre.
Et la fin...même si je l'ai détesté, en un sens c'est, je trouve, la fin parfaite. Je me dis que si le roman avait continué, je n'aurais pas éprouvé les mêmes émotions. Park et Eleanor sont tellement particuliers qu'il leur fallait une fin particulière et c'est ce que Rainbow Rowell a fait.

Je ne sais pas trop quoi dire de plus car il semble que tout a déjà été dit sur ce livre et qu'il est dur de trouver des mots pour quelque chose d'aussi simple et touchant. Je vais donc pour clore cet avis, lister des mots qui décrivent ce livre selon moi :
Touchant, émotionnel, triste, simple, beau, drôle, joie, espoir, soleil, amour.
C'est, bien évidemment, un 18/20.

Rosa Candida, Audur Ava Olafsdottir

Titre : Rosa Candida
Auteur : Audur Ava Olafsdottir
Edition : Points
Pages : 336
Prix : 7,60€
4e de couverture : "Dans le monde d'Arnljotur, vingt-deux ans, il est question de boutures, de graminées et surtout de sa fierté, les roses à huit pétales, les Rosa Candida. Sa passion dans la vie : le jardin et les fleurs. Une nuit, dans une serre, Arnljotur et Anna s'aiment. Ils se connaissent à peine, pourtant leurs existences en seront chamboulées à jamais car, en Islande, les filles naissent bien dans les roses..."








Mon avis : 

Tout d'abord, la 4e de couverture ne dit absolument rien du livre et ça m'a juste perdu pendant quelques chapitres avant que j'aille trouver un autre synopsis pour ce livre. Car ce livre est avant tout l'histoire de l'acceptation du deuil de la mère d'Arnljotur.

J'ai eu du mal au début du livre, je trouvais l'écriture lourde, l'ambiance très sombre alors que je ne m'y attendais pas au vu du résumé. Puis, quand j'ai un peu su de quoi parlait le livre, l'écriture s'est allégée et dès lors que le héros part, la magie de l'histoire a opéré et j'avais du mal à lâcher le livre. On suit donc Arnljotur, un homme de 22 ans, avec un frère jumeau autiste et un père un peu trop soucieux. La mère est morte dans un accident de voiture avant le début du livre et c'est toute l'expérience de ce deuil que raconte ce livre. On découvre le personnage principal détaché de tout, perdu dans ses envies, dans sa vie. Il ne voit presque jamais la mère de son enfant et semble en dépression. La pensée de la mort est constante jusqu'à ce qu'il parte sur le continent pour restaurer la roseraie d'un monastère. Sur le chemin, il fait des rencontres, mais surtout, il revoit la mère de sa fille et sa petite fille. Je n'en dirais pas plus pour ne pas spoiler mais ce n'est certainement pas un livre d'action.

Ce livre m'a touchée sans que je ne m'en rende immédiatement compte, il m'a absorbée petit à petit dans son jardin. Dès que je le refermais, j'avais des images de fleurs et de soleil plein la tête et ça fait du bien. Certes, il est triste par moment, car le deuil ce n'est pas joyeux. Mais le fait que le personnage principal le surmonte à travers des choses simples de la vie est extrêmement touchant.
J'ai beaucoup aimé le fait qu'il ne soit pas fait mention du pays ou de la langue qui y est employée. On ne sait pas vraiment où on est et cela ajoute au charme de l'histoire.

C'est un roman que je recommande à ceux qui aiment les histoires simples et touchantes, mais en précisant de ne pas se fier au résumé très trompeur je trouve. C'est un très bon 16/20.

Miss Peregrine et les Enfants particuliers (GRAPHIC NOVEL), Ransom Riggs et Cassandra Jean

Titre : Miss Peregrine et les enfants particuliers 1
Auteurs : Cassadra Jean et Ransom Riggs
Edition : Bayard, collection BD Kids
Pages : 256
Prix : 17,90€
4e de couverture : "L'avenir de Jacob semble déjà tout tracé : une vie confortable et paisible, sans histoires. Du moins jusqu'à ce que son grand-père Abe, dont il est particulièrement proche, soit assassiné dans des circonstances atroces. Pour son malheur, Jacob a eu le temps d'entrevoir le meurtrier, une créature de cauchemar... Et si te vieil homme, dont tout le monde pensait qu'il divaguait, avait dit vrai ? Et si l'île peuplée d'enfants particuliers sur laquelle il disait s'être mis à l'abri pendant la guerre existait vraiment ? Et si des monstres vivaient vraiment cachés au milieu des humains ?"


Mon avis : 

Aux personnes qui comme moi, ont un peu peur des photos et de la couverture du roman mais souhaitent découvrir l'histoire de Miss Peregrine : FONCEZ ! 
Ce qui me retenait de lire le roman c'était déjà la couverture, car grande froussarde que je suis, je la trouvais vraiment flippante. Avec la BD, les photos passent mieux (de même, la BD Walking Dead me convient mieux que la série car les dessins font moins réels et donc moins peur que la série). De plus pour 17, 90€ on a vraiment de la lecture avec plus de 250 pages, dont des planches en couleurs (celles où l'action se passe chez Miss Peregrine). 

J'ai tout d'abord eu un peu de mal avec les dessins, les expressions faciales me gênaient et passer d'une photo (par exemple la petite fille de la couverture) à un dessin change forcément un peu la physionomie des personnages et c'est perturbant au début, mais j'ai vite passé outre en entrant dans l'histoire. Je pense qu'effectivement, avec la rapidité du format BD on perd un peut du roman, et j'ai trouvé que des fois l'action se passait trop vite, mais le format BD m'a permis de découvrir une histoire que je n'aurais pas osé lire autrement. J'ai beaucoup aimé les personnages des enfants particuliers mais je trouve certaines choses pas assez expliquées dans la BD, peut-être le seront-elles dans le prochain tome ? Par exemple ils y a des personnages que l'on voit mais dont on ne sait toujours rien à la fin du tome, je trouve cela dommage. Le fait qu'il y ait des planches en couleur apporte beaucoup, cela donne une indication nous faisant savoir que l'on est passé dans le temps de Miss Peregrine et fait ressortir plus d'émotions (comme la planche de la scène entre Emma et Jacob où ils se rapprochent). 

Cette BD est vraiment un bel objet livre et m'a permis de découvrir l'histoire de Miss Peregrine et même donné envie de lire le roman (mais en ebook, pour pas avoir la couverture avec la petite fille flippante sur ma table de nuit !). J'ai hâte que le 2 sorte et je vous invite à lire l'histoire sous ce format si vous avez l'appréhension d'avoir peur en lisant le roman avec les photos bizarres. Un très bon 15/20. 

La liste, Siobbhan Vivian

Titre : La liste
Auteur : Siobbhan Vivian
Edition : Nathan
Pages : 406
Prix : 15,90€
4e de couverture : "Une tradition odieuse sévit au lycée de Mount Washington : tous les ans, une semaine avant le bal de début d'année, une liste est placardée dans les couloirs. Personne ne sait qui établit cette liste. Et personne n'a jamais réussi à empêcher qu'elle soit publiée. Invariablement, chaque année, la plus belle et la plus laide des troisièmes, des secondes, des premières et des terminales sont désignées. 8 filles en tout. 8 filles qui se retrouvent sous les projecteurs impitoyables du lycée. 8 filles qui vont voir leur vie brusquement changer... pour le meilleur ou pour le pire ?"




Mon avis :

L'auteur a choisi d'aborder ce sujet en nous racontant les conséquences de cette liste sur chacune des filles nommées. On y découvre leur rapport au corps, à la beauté mais aussi les unes aux autres, comme Jennifer et Manon. La différence de point de vue selon les chapitres est perturbante au début car il faut se rappeler de tous les personnages et faire le lien entre eux mais c'est un plus au niveau de l'histoire. Cela renforce l'impression d'isolement que chacune peut ressentir à différents niveaux : avec leurs amis, leur famille,... car à part Manon et Jennifer, elles sont toutes isolées les unes des autres, elles n'interagissent pas entre elles, et encore, même le binôme Jennifer/Manon n'en est pas vraiment un, car elles ne se parlent pas vraiment du fait de leur passé commun. 

La base de l'histoire est bonne, le changement de point de vue est intéressant mais je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, ils me semblaient tous stéréotypés et je n'ai pas supporté Jennifer. Je ne saurais pas vraiment dire pourquoi, elle m'a énervé, elle n'est jamais actrice de sa vie, elle veut absolument être populaire,... Certes, son histoire m'a touchée car le rejet scolaire m'est arrivé, mais à part cela, je l'ai trouvée très antipathique et pas vraiment intelligente, elle devient super amie avec des filles qui s'étaient toujours moquées d'elle. J'ai trouvé la relation entre Manon et Jennifer, leur histoire, extrêmement bancale. On ne sait pas pourquoi Manon rejette Jennifer, et la fin est très floue et vite fait selon moi. Je n'ai pas vraiment compris les motivations de la personne qui a fait la liste, même si l'auteur l'explique à la fin. Pour moi, ses explications sont bancales et très arbitraires. 

J'ai cependant passé un bon moment avec ce livre même si c'est très loin d'être un coup de coeur, je n'ai pas vraiment réussi à m'attacher aux personnages et il y a trop de choses bancales ou floues pour moi. Je lui mets donc un 12/20.

dimanche 11 janvier 2015

Annie Sullivan & Helen Keller, Joseph Lambert

Titre : Annie Sullivan & Helen Keller
Auteur : Joseph Lambert
Edition : Çà et Là
Pages : 90
Prix : 22€
4e de couverture : "Née en 1880 dans l’Alabama, la petite Helen Keller devient aveugle et sourde à l’âge de dix-neuf mois, suite à une maladie. Elle se trouve alors dans l’incapacité de communiquer avec son entourage, si ce n’est avec quelques gestes maladroits. Sa vie va être bouleversée l’année de ses six ans, quand ses parents engagent Annie Sullivan comme préceptrice. Elle-même malvoyante, celle-ci a appris à enseigner la langue des signes à l’Institut Perkins pour les aveugles. Elle va prendre en charge l’éducation d’Helen Keller, et, au fil des mois, réussir non seulement à établir un contact avec l’enfant, mais aussi à lui apprendre la langue des signes, puis l’écriture. Les deux femmes resteront amies à vie. Annie Sullivan et Helen Keller relate l’histoire de cette extraordinaire rencontre."



Mon avis : 

Je lis peu de BD car je les trouve souvent très chères pour le peu de lecture qu'il y a dedans. Mais cette BD, que j'ai lu sur liseuse, je l'achèterai, car elle en vaut vraiment le coup. On y suit plus particulièrement l'histoire d'Annie Sullivan, la préceptrice d'Helen Keller, une enfant sourde, aveugle et muette. L'histoire alterne entre le présent de préceptrice d'Annie Sullivan et son passé d'enfant malvoyante à l'Institut Perkins. On découvre petit à petit la relation qui se crée entre Annie et Helen, les difficultés également.

Même si j'ai eu un peu de mal avec les dessins au début, le fait que certains planches soient entièrement dans les tons noirs et que les objets apparaissent au fur et à mesure qu'Helen apprend à les connaitre et à les "voir" est très intéressant et également beau à voir. Cela donne une nouvelle perspective de compréhension de ce que peut ressentir Helen et qu'on n'a pas forcément en lisant un livre sur son histoire. Là on a vraiment une représentation de l'espace telle qu'elle-même peut l'avoir et c'est très intéressant mais aussi touchant.

Cette BD se focalise plus sur Annie Sullivan que sur Helen Keller, on y voit ses doutes et ses difficultés, ses différences de culture en tant que jeune femme du nord dans une société sudiste d'Amérique après la guerre de Sécession. On voit également les problèmes qu'elle a pu rencontrer avec la famille d'Helen, car ses méthodes n'étaient pas forcément compréhensibles pour les parents d'Helen et on comprend que ce n'est pas simple pour des parents d'être impuissants face à la détresse de leur enfant et de voir quelqu'un d'autre s'en occuper, peut-être plus durement qu'on ne l'aurait nous même fait.

Cette BD est vraiment très belle et offre un autre point de vue sur cette histoire si connue. Je l'ai beaucoup aimée et je lui mets donc un 19/20.

vendredi 9 janvier 2015

Acquisitions livresques de janvier

Janvier a été le mois de l'excès, le mois de "j'ai eu des sous à Noel alors je vide ma wish-list" !
Voilà donc les nouveaux chéris qui ont rejoint ma bibliothèque :

- Eleanor & Park, Rainbow Rowell
- La voleuse de livres, Markus Zusak
- L'oeil du loup, Daniel Pennac
- Les fiancés de l'hiver 1, Christelle Dabos
- Le livre de perle, Timothée de Fombelle
- Le maitre des livres 1-2, Umiharu Shinohara
- Animale, Victor Dixen
- Charlie et la chocolaterie, Roald Dahl
- PS I love you, Cecelia Ahern
- L'Ecole de la nuit, Deborah Harkness
- le graphic novel de Miss Peregrine et les enfants particuliers
- Le voyage de Plume et les aventures de la sorcière Camomille (mes livres d'enfance préférés)
- L'avion sans elle, Michel Bussi
- Une part de ciel, Claudie Gallay
- Cinder/Scarlet/Cress, Marissa Meyer
- La BD Coeur de Pierre
- Je m'appelle Budo, Matthew Dicks
- le graphic novel des Chroniques de Mackayla Lane "Fievre de Lune"
- The land of stories 1, Chris Colfer
- La véritable histoire de noël, Marko Leino
- Le petit mensonge de Dieu, Cyril Massarotto
- Le cirque des rêves, Erin Morgernstern
- Rosa Candida, Auður Ava Ólafsdóttir
- L'édition anniversaire 40 ans de Princess Bride

Voilà, n'ayant pas acheté de livres en décembre et n'en ayant pas vraiment eu à Noel, je me dis que ça vaut pour les deux mois ^^ Et pour les 2-3 mois qui viennent aussi ! Dites-moi si vous en avez lu certains et ce que vous en avez pensé, ça me motivera peut être à les sortir plus vite de ma PAL :)

La voleuse de livres, Markus Zusak

Titre : La voleuse de livres
Auteur : Markus Zusak
Edition : Pocket
Pages : 632
Prix : 8,10€
4e de couverture : "Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est - ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres..."







Mon avis :

Ce livre est une pure merveille.

Tout d'abord, le texte passe tout seul, on ne sent pas les 633 pages tant c'est bien écrit. Ensuite, c'est la Mort qui raconte l'histoire de Liesel. Ce type de narration est très inhabituel et ça rend le livre d'autant plus intéressant car ça donne une autre perspective pour comprendre l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale. Je vais commencer par parler de la forme d'écriture. C'est une narration très poétique car la Mort a une vision spécifique des choses, et les couleurs y ont une grande place. Dans le texte même, certains passages sont centrés et en gras sur la page. Ils sont composés de phrases courtes ou juste de mots, et les personnages n'ont plus de noms, ce sont "la petite fille", "l'homme". J'ai trouvé ces passages plus poignants encore que tout le reste du livre. Je trouve que les quelques mots qui y sont écrits sont plus riches de sens que les longues phrases. Le passage en gras qui m'a le plus marqué est :
"LE TABLEAU
Rosa avec accordéon.
Clair-obscur.
1,55m x Instrument x Silence."

Dans ce roman, nous suivons Liesel, une orpheline qui arrive chez les Hubermann après la mort de son frère. Elle s'attache à son nouveau père mais aussi à sa nouvelle mère. Au fur et à mesure de l'histoire, on la voit voler des livres et apprendre à lire et écrire petit à petit. Pendant ce temps, le nazisme monte, et un juif, Max, vient trouver refuge chez eux. Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler. J'ai beaucoup apprécié que l'auteur évoque les Allemands qui ont caché des juifs car on n'en parle pas assez, et j'ai trouvé intéressant de voir le point de vue d'Allemands sur la montée du nazisme et le fait qu'eux aussi ont souffert des bombardements et de l’enrôlement de force. Les personnages sont très biens construits, j'ai adoré le père et l'amitié qui se noue entre Rudy et Liesel. Même la mère, qui parait méchante, se révèle très attachante. De même le personnage de Max m'a beaucoup touché. 

Markus Zusak a su parler d'un sujet grave avec poésie et inventivité. Même si certains passages sont très durs, c'est tout de même l'espoir et le bon fond de la nature humaine qui domine et c'est juste beau. Je n'ai pas d'autres mots, ce livre est beau et mérite d'être lu. Je n'ai même pas envie de voir le film tant j'ai peur que l'histoire perde en force du fait que la puissance des mots ne sera pas forcément présente à l'écran.

C'est bien évidemment un coup de coeur et je lui mets 20/20.

mercredi 7 janvier 2015

L'oeil du loup, Daniel Pennac

Titre : L'oeil du loup
Auteur : Daniel Pennac
Edition : Pocket Junior
Pages : 93
Prix : 4,70€
4e de couverture : "Le zoo du jardin des Plantes à Paris, la cage du loup. Un enfant s'est installé devant la cage et ne quitte pas le loup des yeux. Le loup d'abord hostile et muré dans sa solitude finit par se prendre au jeu et "raconte" à l'enfant son histoire ; où plus exactement, il lui fait vivre les images de sa vie en le laissant "entrer" dans son œil. Suivent deux récits : celui du loup, sa vie sauvage, sa capture et sa misère actuelle, puis celui d'Afrique, le petit garçon, qui sait si bien conter les histoires et parler aux animaux et qui vient d'arriver en France. C'est une vraie plongée en vrille dans le destin de l'autre à travers le regard."


Mon avis :

...C'est un COUP DE COEUR !!!!!!
C'est Emilie de la chaîne BulleDop qui en a parlé comme d'un de ses livres préférés (voir son livre préféré, j'ai un doute). Quand j'étais petite, j'ai été traumatisé par Kamo et l'agence Babel de Daniel Pennac au point d'avoir un très mauvais a priori sur ses romans, bien que j'ai adoré son essai Comme un roman (que j'encourage tous les passionnés de lecture à lire tant il est génial). J'ai donc tout d'abord lu L'oeil du Loup gratuitement sur ma liseuse et un peu à reculons je l'avoue mais intriguée par l'éloge qu'en avait fait Emilie...et bon Dieu que j'ai bien fait de lire ce livre ! Je l'ai acheté directement après pour l'avoir en "vrai" dans ma bibliothèque et pouvoir le prêter à tout le monde. 

Je vais être brève et n'en parler qu'en quelques mots : poétique, magnifique, émouvant, mignon, rêveur, rapide. Certes, c'est pour les enfants, mais on peut le lire à tout âge car pour moi c'est comme un conte : ça ne se vieillit pas. 

J'ai adoré l'histoire de cette rencontre entre Loup Bleu et Afrique (rien que les noms sont très poétiques). L'histoire de Loup Bleu m'a touchée de par sa tristesse et celle d'Afrique de part toutes ses péripéties. Le geste qu'a Afrique de fermer un oeil avant de plonger dans celui du loup m'a ému et fait fondre. Alors certes la fin fait très enfantine mais c'est un livre qui redonne le sourire, qui émeut, qui fait fondre tant c'est mignon et plein d'espoir. Je le relirai certainement, et pas qu'une fois tant je l'ai aimé. C'est un premier coup de coeur pour 2015 et je suis très heureuse d'avoir découvert ce livre donc merci à Emilie. 

C'est bien évidemment un 18/20 et je vous encourage fortement à le lire, quelque soit votre âge !