mercredi 30 septembre 2015

Bilan Lecture de Septembre

Ca y est, c'est l'heure du bilan de Septembre, le mois de la rentrée, et j'ai bien travaillé puisque malgré la reprise des cours j'ai réussi à lire 18 romans et 8 mangas en double-tomes ! J'avoue, je suis fière...Voici la liste :


- L'étrange vie de Nobody Owens, Neil Gaiman
- Fruits Basket 9-10 (double tome), Natsuki Takaya
- Fruits Basket 11-12 (double tome), Natsuki Takaya
- Les Descendants 0.5 : L'île de l'Oubli, Melissa de la Cruz
- Fruits Basket 13-14 (double tome), Natsuki Takaya
- La vengeance du viking, Joanna Fulford
- La 5e Vague, Rick Yancey
- Miroir Miroir (recueil de poésies), Auror Dupin
- The land of stories : The wishing spell, Chris Colfer
- La Sélection 2 : L'Elite, Kiera Cass
- Fruits Basket 15-16 (double tome), Natsuki Takaya
- Fight Club, Chuck Palahniuk
- La Sélection 3 : L'Elue, Kiera Cass
- La Sélection Hors-Série 1 : Histoires Secrètes, Kiera Cass
- La Sélection Hors-Série 2 : La Reine, Kiera Cass
- Introduction à l'histoire de l'Antiquité, Pierre Cabasnes
- La lettre oubliée, Nina George
- Les Perses, Eschyle
- Chroniques de Zombieland 1 : Alice au pays des zombies, Genna Showalter
- Aux délices des anges, Cathy Cassidy
- Fruits Basket 17-18 (double tome), Natsuki Takaya
- Fruits Basket 19-20 (double tome), Natsuki Takaya
- Fruits Basket 21-22 (double tome), Natsuki Takaya
- Fruits Basket 23, Natsuki Takaya
- Sundara fille du Mékong, Linda Crew
- Le liseur du 6h27, Jean-Paul Didierlaurent
- The land of stories : The Enchantress Return, Chris Colfer


Et parmi tout ça on a eu :

De la VO : 




Des séries : 









Des Services Presse :





Un mois bien rempli mais octobre s'annonce encore plus rempli, surtout niveau SP car avec le webzine, la rentrée me promet pleins de belles découvertes ! 
Et vous, qu'avez-vous lu ? Dites-moi tout ! 

The Land of Stories 2 : The Enchantress Return, Chris Colfer

Titre : The Enchantress Return
Auteur : Chris Colfer
Edition : Little Brown and Compagny for Young Readers
Pages : 517
Prix : 8,99€
4e de couverture : "Le Pays des contes n’est plus l’endroit enchanté qu’Alex et Conner ont visité il y a un an. Le monde féerique vit désormais dans la peur : l’Enchanteresse maléfique est de retour ! Lorsque ses mauvais sorts atteignent la Terre et que leur mère est enlevée, les jumeaux doivent retourner au Pays des contes. "









Mon avis : 

Si vous me suivez un peu sur Facebook, vous savez que je me fais un marathon Chris Colfer. En effet, l'administratrice du webzine m'a demandé en urgence de lire le tome 3 en VF. N'ayant pas encore lu le tome 2, je me suis dépêchée et voilà le résultat ! 

Je dois dire que j'ai encore plus aimé le tome 2 que le tome 1 car il a plus de profondeur. Je m'explique, ici, l'Enchanteresse qui avait endormi la Belle au Bois Dormant est de retour et elle compte bien conquérir le Pays des Contes...et l'Autremonde ! Et en plus, elle a enlevé la mère des jumeaux. Je n'en dirais pas plus, si ce n'est que dans ce tome, on rencontre également les plus méchants des méchants : les géants, la Reine des Neiges, Lady Tremaine (la belle-mère de Cendrillon), la Sorcière des Mers, et l'Enchanteresse. Et je dois dire que leurs histoires m'ont vraiment touchée, Chris Colfer a vraiment eu une imagination de dingue, surtout pour la Reine des Neiges, c'était vraiment très bien trouvé ! 
Quant à la fin...bon dieu, mon petit coeur s'est serré...Ca faisait longtemps qu'il s'était pas serré comme ça pour un bouquin, jeunesse qui plus est...

Niveau personnages, Chris Colfer a fait fort, on voit vraiment Alex et Conner grandir, ils entrent dans l'adolescence et ça se ressent. 
J'ai également aimé la mention du beau-père, ça rajoutait une petit touche sympa. 
Mais le tour de force est vraiment, comme je l'ai dit plus haut, réalisé au niveau des méchants. Il a réussi a les faire paraître pire que la façon dont je les voyais...mais en leur donnant une profondeur qui les rend touchants à un point dingue ! Chapeau !

Un livre bluffant tant par son rythme, ses personnages, son univers que par la plume de l'auteur qui est hyper accessible même en VO. Une série que j'adore ! J'ai hâte de lire le troisième tome et j'ai d'ors et déjà précommandé les livres additionnels : The Curvy Tree (conte illustré), Mother Goose's Diary et Queen Red Riding Hood's Guide to Royalty ! Un superbe 19/20 ! 

dimanche 27 septembre 2015

Le liseur du 6h27, Jean-Paul Didierlaurent

Titre : Le liseur du 6h27
Auteur : Jean-Paul Didierlaurent
Edition : Folio
Pages : 208
Prix : 7€
4e de couverture : «Voilà, on voulait vous dire, on aime bien ce que vous faites. Ca nous fait drôlement du bien. Ca va bientôt faire un an que Josette et moi, on vient vous écouter tous les lundis et jeudis matin.» Sur le chemin du travail, Guylain lit aux passagers du RER de 6 h 27 quelques pages rescapées de livres voués à la destruction. Ce curieux passe-temps va l'amener à faire la connaissance de personnages hauts en couleur qui cherchent, eux aussi, à réinventer leur vie. Un concentré de bonne humeur, plein de tendresse et d'humanité.






Mon avis : 

Je le voyais partout sur le compte Instagram des éditions Folio, ma soeur me l'a conseillé, je ne pouvais que le lire. 

On suit Guylain Vignolles (et non pas Vilain Guignol), un jeune homme dont on ne connait pas vraiment l'âge (on pense qu'il a la trentaine), il travaille dans une entreprise de recyclage de papier : il détruit des livres invendus afin d'en faire de la pâte à papier pour faire de nouveaux livres. Il est ami avec un ancien collègue amputé des jambes qui ne rêve que de les retrouver et tous les matins, à 6h27, il s'assoit dans le RER et lit à voix haute, des textes rescapés du recyclage, sans souci d'ordre ou de suite.
J'ai beaucoup aimé cette histoire qui prend des allures de conte. J'ai aimé que l'histoire ne soit pas une ligne droite : on suit d'abord le dégoût de Guylain pour son travail, puis son ami à la recherche de ses jambes, avant de se mettre en quête d'une mystérieuse Julie qui a laissé des textes personnels dans le RER. Je me suis laissée entraîner sans souci, je passais d'une mini-histoire à une autre, portée par le rythme des alexandrins distillés ici et là, et des textes que lisait Guylain dans le RER de 6h27.

Les personnages qui entourent Guylain sont attachants : autant son ami poète, que son ami handicapé, autant les deux petites vieilles que la mystérieuse dame-pipi du nom de Julie ! Tous attachants, tous intéressants, même le poisson rouge Rouget de Lisle 5e du nom, puis 6e du nom !

Mais le grand intérêt de ce court roman, c'est la plume de l'auteur. Jean-Paul Didierlaurent a une écriture magique, douce et énergique à la fois, elle rend compte de la monotonie de la vie du personnage principal tout en en montrant la singularité. Un roman que j'ai pris un immense plaisir à lire lentement, en le dégustant, un superbe 19/20 ! 

samedi 26 septembre 2015

Les Perses, Eschyle

Titre : Les Perses
Auteur : Eschyle
Edition : Belles Lettres
Pages : 92
Prix : 8,20€
4e de couverture : "Devant le palais du roi de Perse, le Conseil et la vieille Reine sont gagnés par l'inquiétude : qu'est-il advenu de Xérxès et de son armée, partis soumettre la Grèce en franchissant audacieusement l'Hellespont ? Mais voici un messager qui s'en vient annoncer l'issue des combats..."










Mon avis : 

Un classique acheté pour faire du petit grec, que j'ai finalement lu dans le cadre de mon cours d'Histoire Antique sur l'Empire Perse.

Cette pièce se situe après les guerres médiques entre la Grèce et la Perse. On y apprend que les Perses ont perdu, ce sont des lamentations qui commencent. 
Je dois l'avouer, il ne se passe pas masse de choses dans cette tragédie. Elle n'est intéressante que si l'on connait les événements présentés et l'esprit dans lequel l'a écrite Eschyle. A savoir qu'elle a été écrite, comme toutes les tragédies de l'époque, pour un concours. Les événements décrits sont contemporains de l'auteur et donc il y a une critique latente envers les Perses. Cette critique concerne la monarchie, opposée à la démocratie grecque. 

Mais je ne vais pas faire d'explication de texte. J'ai trouvé le tout bien écrit, j'ai ressenti un rythme et une musicalité que je n'avais pas trouvé chez Sophocle par exemple. Pour une fois, les choeurs ne m'ont pas trop ennuyée. En somme, j'ai bien aimé. Cela reste cependant une tragédie classique et n'est pas toujours au goût de tout le monde. Personnellement je lui donne 15/20. 

The Land of Stories 1 : The Wishing Spell, Chris Colfer

Titre : The Land of Stories, The wishing spell
Auteur : Chris Colfer
Edition : Little Brown and Compagny (for young readers)
Pages : 468
Prix : 7,53€
4e de couverture : "The Land of Stories tells the tale of twins Alex and Conner. Through the mysterious powers of a cherished book of stories, they leave their world behind and find themselves in a foreign land full of wonder and magic where they come face-to-face with the fairy tale characters they grew up reading about. 
But after a series of encounters with witches, wolves, goblins, and trolls alike, getting back home is going to be harder than they thought."




Mon avis : 

Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais je vénère un tout petit peu Chris Colfer pour son jeu d'acteur dans Glee, sa voix magnifique et son talent pour l'écriture. Comme en plus j'adore les réécritures de contes, j'étais OBLIGEE de lire ce livre. Et vu que la couverture VF fait trop enfantin à mon goût, et bien let's go pour la VO ! 

Après la mort de leur père un an plus tôt, les jumeaux Bailey, Alex et Conner, ont du déménager dans un appartement assez petit, et voient de moins en moins leur mère qui travaille énormément pour joindre les deux bouts financièrement et rembourser les funérailles. Le jour de leurs onze ans, leur mère doit les laisser pour aller travailler mais ce n'est pas trop grave...car leur super grand-père paternelle débarque avec pleins de cadeaux ! Et parmi ces cadeaux, un livre "Le pays des contes", un livre avec lequel les jumeaux ont grandi et qui offre des versions un peu particulières des contes de fées. Après le départ de sa grand-mère, Alex se réfugie dans la lecture de ce livre, mais c'est alors qu'il se met à briller. En secret, elle découvre que tout ce qui touche le livre quand il brille, disparait dedans. Après plusieurs jours, Conner s'en rend compte et en voulant empêcher sa soeur de tomber dans le livre, il tombe avec elle, et les voilà réellement dans le pays des contes ! Petit problème : comment rentrer chez soi ???

C'est un roman de fantasy que nous propose Chris Colfer tout en en faisant une magnifique réécriture des contes de notre enfance, où Boucle d'Or est une bandit activement recherchée, Le Petit Chaperon Rouge est une reine un poil mégalo et où tous les personnages de contes de fées vivent ensemble sous l'égide de l'Assemblée des Fées. Un monde avec ses règles propres, où existe la magie, mais où on découvre la suite des contes qu'on connait tant ! 
J'ai adoré cette histoire, elle m'a fait voir les contes de fées autrement, j'ai adoré suivre les aventures d'Alex et Conner dans les différents royaumes, et même si je m'attendais un peu à la fin, Chris Colfer a quand même réussi à me surprendre !

Ses personnages sont très divers et attachants, il a même réussi à me faire ressentir quelque chose pour la méchante Reine. On voit que les héros de contes de fées ne sont pas toujours noir ou blanc et que des fois, leurs histoires sont étroitement imbriquées les unes dans les autres. 
Alex et Conner sont tous les deux attachants, bien que différemment. Alex est une jeune fille qui ne se sent pas à sa place, très intelligente, elle vit enfin ce dont elle a rêvé toute sa vie : rencontrer les personnages de contes de fées. Ce faisant, elle oublie un peu que des gens comptent sur elle dans notre monde. Au contraire Conner est très à l'aise dans notre monde et même s'il apprécie les contes de fées, il sait garder les pieds sur terre et a toujours le mot pour rire. Difficile de ne pas s'attacher à ces deux ados en devenir. 

J'ai beaucoup aimé le style de Chris Colfer, bien plus que dans "Struck". Ici il est doux et magique. Une petite merveille, je le conseille aux petits comme aux grands, un joli 18/20 ! 

jeudi 24 septembre 2015

Miroir Miroir (recueil de poésies), Auror Dupin

Titre : Miroir, miroir
Auteur : Auror Dupin
Edition : Autoédition, Ebook
Pages : 96
Prix : 1,79€
4e de couverture : "Miroir, Miroir" est un recueil de textes composés de l'âge de 14 ans jusqu'à aujourd'hui par Auror Dupin. C'est une introspection poétique sur adolescence et sa vie actuelle. Avec plus de 30 textes, l'auteur nous livre la clé vers la porte de son âme afin de mieux comprendre les méandres qui l'ont habités plus jeune et la paix qui y règne maintenant.








Mon avis : 

Je remercie d'abord chaleureusement l'auteur pour me l'avoir envoyé, et je suis fière d'avoir entamé un partenariat avec elle !

J'aime beaucoup la poésie mais je suis généralement difficile quant au style d'écriture. 
Dans ce recueil, j'avoue avoir eu quelques difficultés avec les premiers poèmes que j'ai trouvés très très sombres. On voit qu'Auror Dupin était jeune quand elle les a écrit, ça se ressent. On voit vraiment l'évolution de sa plume, j'ai aimé voir l'âge auquel elle avait écrit certains poèmes. Ils évoluent de plus en plus vers l'espoir et la paix. 

Il se dégage de ce recueil une vraie sensibilité, palpable. Certains poèmes sont courts, d'autres longs, certains écrits comme des chansons, d'autres comme de petites histoires. Le rythme semble différent à chaque fois et c'est assez agréable, mais du coup, il est compliqué de lire beaucoup de poèmes à la suite car le changement de rythme et de sujet peut être radical, il faut un temps pour se remettre. 

Quant aux poèmes en prose, j'avoue n'avoir pas trop compris pourquoi ils étaient nommés "poèmes", mais je les ai beaucoup aimé, pour moi c'étaient plutôt de courtes nouvelles. 
Voilà, il est difficile d'en dire plus sur de la poésie, sinon que j'ai bien aimé ce recueil, un joli 16/20. 

En bonus, voici une petite liste de mes poèmes préférés du recueil : 

Conscience sur répondeur
Y en a marre
Le bus
O belle endormie de la ligne 13
Gouttes de pluie

mardi 22 septembre 2015

Le Burn-Out

Contrairement à d'habitude, cet article sera très personnel. J'en ai un peu parlé hier sur Facebook, mais j'avais besoin de vous écrire cet article, et j'espère qu'il pourra peut-être en aider certains s'ils sont dans la même situation que moi. 

Déjà, je vais vous raconter les faits, ce qu'il s'est passé pour moi quand j'ai fait ce burn-out. 
A partir du collège, j'ai fait 2-3 fois du "surmenage" (dixit le médecin), certains matins il m'était impossible de me lever, je devais passer 3-4 jours à me reposer (entendez dormir quasiment tout le temps) puis ça repartait, rien d'inquiétant. Fin collège, et pendant le lycée, sont venues les crises de larmes, il y a eu quelques fois où je me suis mise à pleurer et impossible de m'arrêter, quand on me faisait rire je pleurais encore plus, cela pouvait durer plusieurs heures, et je ne savais pas forcément dire pourquoi je pleurais. Arrivée en prépa, les crises de larmes sont devenues plus fréquentes, c'était environ 2 ou 3 par trimestre. N'allez pas croire que je n'ai pas aimé la prépa, j'ai adoré, et ma première année s'était très bien passée, j'étais même dixième de ma promo sur cinquante. L'été est arrivé, j'ai découvert que je voulais faire l'Ecole des Chartes mais que ma prépa ne préparait pas ce concours, je devais donc le travailler toute seule, ce que j'ai fait pendant les grandes vacances. Arrivée en septembre, tout va bien, je retrouve les copines, les profs, mais je suis déjà fatiguée. J'ai beaucoup de mal à m'endormir et je me réveille plusieurs fois par nuit. 
Le 2 octobre, je rentre vers 18h30, crevée, mais je dois bosser, le lendemain j'ai 6h de DS d'histoire, donc près d'une centaine de pages de cours à réviser. Je me couche vers 22h30 et là, je me mets à pleurer un peu, je pense que ça va passer. Mais ça ne passe pas, la crise de larmes commence. Evidemment Chéri s'inquiète, cette crise là est assez violente. Deux heures plus tard, je pleure toujours, mais je tremble aussi, de plus en plus violemment. Chéri essaie de me mettre sous la douche pour me calmer, ça ne marche pas. Il appelle mes parents, pas de réponse, il appelle ma soeur qui vit dans la même ville que nous, elle débarque en catastrophe avec une amie avec qui elle passait la soirée. Vers 1h du matin, les tremblements sont de plus en plus violents, comme les larmes, mais ne concernent pas mes doigts et mes orteils car ceux-ci ont tétanisés. Impossible pour moi de les bouger, ils sont très contractés et je pense que si on essaie de me les bouger de force on va me les casser et même ma machoire se contracte, j'ai du mal à parler. Je crois bien que j'ai broyé la main de l'amie de ma soeur cette nuit-là avec mes ongles. Dépassé, Chéri appelle le médecin de nuit qui vient une heure plus tard, piqure de décontractant musculaire, je commence à me détendre et trente minutes après ça va mieux mais je suis épuisée. 
Si je me souviens d'une chose qui s'est dite ce soir-là, c'est que j'ai répété plusieurs fois "Je veux pas y aller, je veux pas y aller". Evidemment, le lendemain je ne vais pas en cours, je vais même chez mes parents, qui ont vu l'avalanche de message après coup. Le dimanche, je retourne dans mon appart et là, à la pensée de retourner en cours le lendemain, je ne peux pas. J'appelle mes parents, je ne veux pas aller à l'école, je ne me sens pas prête. Très bien, je n'irais pas, je vais me reposer encore un peu. Le week end suivant, je me sens prête à y retourner mais il faut absolument que je fasse mon commentaire d'anglais, je suis déjà en retard pour le rendre. Et là, c'est dur, les mots ne viennent pas, je ne comprends pas ce que je lis. Je me force quand même et j'envoie un devoir nul au prof, mais voilà, je ne me sens pas bien. Le soir-même, la tétanie revient. Cette fois mon père a gardé son téléphone près de lui, on l'appelle vers minuit, il vient me chercher pour que je vienne passer quelques jours chez lui, c'est décidé, je n'irais plus en cours jusqu'aux vacances. 
Pendant les vacances, je me repose, je vais chez le médecin, on me donne des vitamines et des anxiolytiques. Mais je suis toujours fatiguée, je mange moins, je n'ai envie de rien. J'ouvre le blog à cette période, pensant que ça me fera penser à autre chose, ça marche...quelques temps. 
Novembre, reprise des cours, je prie pour ne pas tétaniser en cours. Manque de chance, première heure, cours de philo, je tétanise, il faut m'envoyer à l'infirmerie, l'infirmière me renvoie chez moi, et chez le médecin. Le médecin ne sait pas trop quoi me dire, je dois y retourner la semaine suivante si ça ne va pas mieux. Mais la semaine suivante, tétanie tous les jours, voir deux fois pas jour, j'ai même un sac attribué et réservé à l'infirmerie pour respirer dedans jusqu'à ce que je me calme. J'ai de moins en moins envie de faire des choses, le soir je rentre, je me mets dans mon lit et je ne bouge pas, je ne fais rien, je ne lis plus. Vous avez peut-être remarqué un grand manque d'articles entre novembre et décembre, voici la raison. Le médecin, inquiet, me donne des anti-dépresseurs et m'envoie chez un psychiatre, mais impossible d'avoir un RDV avant un mois. Les anti-dépresseurs me laminent, je suis tout le temps fatiguée, je n'ai envie de rien, je continue la tétanie, je ne vais plus en cours qu'épisodiquement. Décembre arrive, je vois la psychiatre, elle me change les anti-dépresseurs et me donne un décontractant pour quand je tétanise, ainsi que des somnifères. De décembre à mars, je vide la boite de décontractant et celle de somnifères. Noël et mon anniversaire passent, ça va un peu mieux. Après le nouvel an, je pars à la montagne avec Chéri, chez mon grand-père, pour me changer les idées. Ca me fait du bien, arrivée en janvier, je suis prête à reprendre les cours. Mais à la rentrée, je tétanise, et je me sens larguée par rapport aux autres, impossible pour moi de faire les DS, encore moins les concours blancs qui arrivent. Fin février, c'est avec un grand regret que je quitte la prépa. Je passe deux mois sans rien faire mais je reprend la lecture, je postule comme chroniqueuse au webzine, je reprends le blog. Arrêter la prépa m'a fait un bien fou au niveau physique, je ne tétanise plus, je dors mieux. En mars, j'arrête les anti-dépresseurs, les somnifères et je ne vais plus voir la psychiatre. Je m'inscris en agence de baby-sitting pour faire quelque chose de mes journées, je me remets lentement. Je m'impose tout de même un rythme, je mets un réveil à 9h tous les matins, j'évite de me coucher trop tard. 
Aujourd'hui, je vais mieux, je viens de reprendre les cours, mais à la fac cette fois. En parallèle du blog, du webzine et du baby-sitting. En tout cas, "je vais mieux" c'est ce que je pensais. Mais aujourd'hui, je vous avoue que j'ai peur. J'ai peur parce qu'en une semaine de cours, j'ai récupéré mon niveau de fatigue d'octobre 2014 et j'ai du mal à rester concentrée pendant 2h de cours magistral. J'ai du mal à m'endormir et je me réveille tous les nuits. Je n'ai pas vraiment envie d'aller en cours. Ma mère pense que je dois aller chez le psy, moi je pense que ça ne suffira pas. Je ressent le besoin de relaxation. Alors je me force à sortir de mes devoirs, depuis quelques jours je me dis : "Ce soir, pas de devoirs, tu lis et tu vas sur l'ordi, c'est tout." J'espère vraiment ne pas refaire comme l'année dernière, ça me fait peur. 

Maintenant, je vais vous parler des causes, car oui il y en a. Déjà, le travail, je travaillais trop, c'est clair et net. Ensuite, et c'en était une grosse partie : la pression parentale. Depuis toute petite, mon père m'a toujours dit de bien travailler, de faire toujours plus que ce que les professeurs demandaient, et si j'avais en dessous de 15/20, j'avais un peu peur de lui dire ma note. Arrivé en prépa, il a un peu relativisé, notamment car au premier semestre j'étais 10e. Mais au second semestre, je suis passée 26e et là, ça a moins été. Je voulais habiter avec Chéri à la rentrée suivante, et il s'y opposait. Mais peut-être ne s'est-il pas rendu compte que me dire "Si tu habites avec tu ne bosseras plus, tu auras des mauvaises notes" a joué. Car oui, début de deuxième année, j'ai eu de mauvaises notes. Et pourtant je bossais, et même plus qu'avant car les tâches ménagères étant partagées j'avais plus de temps pour travailler. Pour moi, ce qu'il m'avait dit a joué, c'était lui donner raison et le décevoir. Et quand j'ai été chez la psy, que j'en ai ensuite parlé à mon père, il n'a pas compris, pour lui, il ne m'avait jamais mis la pression, il ne se rendait pas compte.
Ensuite, il y a eu le stress. J'ai toujours été stressée mais sans forcément m'en rendre compte. Et je pense que c'est très lié à la pression parentale. 
Alors oui, aujourd'hui j'ai moins de pression...Vraiment ? Avec des phrases comme "La fac y a que ceux qui bossent pas qui se foirent", "De toute façon tu vas forcément réussir à la fac", "Tu vas avoir ton année haut la main", ça n'a l'air de rien mais ça met la pression. J'ai l'impression de devoir absolument réussir si je ne veux pas décevoir cruellement ma famille, donc je bosse beaucoup, mais tout le monde trouve ça facile, donc en fait, on a l'impression que je ne fais pas grand chose alors que depuis la rentrée, je ne lis presque plus pour le plaisir mais je passe ma vie à la BU. Et puis il y a ma mère qui veut absolument que je trouve un job étudiant pour bosser 1 à 2 journées par semaine en plus du baby sitting. Oui mais maman, moi j'ai déjà peur de refaire comme l'année dernière, je ne veux pas me charger encore plus...
Toutes ces choses, ce sont de petites choses mais ça joue beaucoup et les gens ne se rendent pas compte. Alors qu'au lieu de dire "Tu vas avoir ton année haut la main" ce qui suppose que c'est vraiment la personne qui est impliquée, dire "Tout va bien se passer" est tellement mieux car ça ne met pas la pression... 

Alors voilà, avec ce long article où je vous parle de mon expérience, je veux faire prendre conscience à tous les parents que les enfants sont sensibles, vous ne vous rendez pas forcément compte que vous mettez la pression mais ils le ressentent, et ensuite, même si vous dites que vous ne le faites plus, c'est dur pour eux de s'en détacher. Alors qu'il suffit juste de changer quelques mots... Et pour les enfants/ados/... je sais que c'est banal de dire ça et je j'ai moi-même du mal à suivre ce conseil mais ne vous mettez pas la pression, sortez, aérez-vous. Pour moi, mes bouffées d'air frais sont le webzine et le blog, ils me tiennent vraiment à coeur, alors oui je stresse un peu de ne pas lire assez des fois, mais c'est tellement important pour moi que ce n'est pas grave. Au contraire de la fac où des fois j'ai l'impression que c'est plus important pour mes parents que pour moi... 
Il y a pleins de manifestations de burn-out, on peut s'évanouir, de pas pouvoir se lever un matin, faire des crises de larmes, tétaniser, péter un cable, il ne fait jamais le prendre à la légère car il faut énormément de temps pour s'en remettre et ce n'est même pas toujours reconnu. 
Donc, et je finirais là-dessus, sachez vous préserver, et aux parents, évitez la pression. Personnellement, je vais tout faire pour ne pas retomber dans le même état que l'année dernière mais je pense que pour l'instant c'est mal parti...

En tout cas, n'hésitez pas à partager votre expérience avec moi, dans les commentaires ou par mail à l'adresse suivante : leslecturesdeole@gmail.com si vous voulez que cela reste privé. Je serais heureuse d'en discuter avec vous, car je pense que c'est important d'en parler et de ne pas garder cela pour soi. 

dimanche 20 septembre 2015

La lettre oubliée, Nina George

Titre : La lettre oubliée
Auteur : Nina George
Edition : Charleston
Pages : 497
Prix : 21€
4e de couverture : "Il a toujours un livre en tête pour soulager les maux de l’âme : dans sa « Pharmacie littéraire » installée sur une péniche, le libraire Jean Perdu vend des romans comme on vendrait des remèdes pour vivre mieux. Il sait soigner tout le monde – à l’exception de lui-même.
Cela fait vingt-et-un an, déjà, que Manon, la belle Provençale, s’est éclipsée pendant qu’il dormait en lui laissant pour tout adieu une lettre qu’il n’a jamais osé ouvrir. Mais voilà qu’arrive l’été, un été pas comme les autres qui verra Jean Perdu s’échapper de la rue Montagnard pour s’engager dans un voyage au pays des souvenirs, en plein cœur de la Provence, avant de revenir à la vie.
Une histoire pleine de chaleur, de réflexion et de drôlerie, racontée avec beaucoup de finesse, qui va tout droit au cœur du lecteur."





Mon avis : 

Ce livre étant un service presse reçu dans le cadre de mon poste de chroniqueuse chez Songe d'une nuit d'été, vous pourrez retrouver ma chronique sur le webzine ici !



La Playlist (toutes les chansons auxquelles je pense pendant ma lecture) :

- Brave, version de Glee (chapitres 27-28 à peu près)
- Get it right, Glee (en faisant la chronique)

Fight Club, Chuck Palahniuk

Titre : Fight Club
Auteur : Chuck Palahniuk
Edition : Folio SF
Pages : 304
Prix : 8,50€
4e de couverture : "Laisse-moi te parler de Tyler. Tyler dit : les choses que tu possèdes finissent toujours par te posséder. C’est seulement après avoir tout perdu que tu es libre de faire ce dont tu as envie. Le fight club t’offre cette liberté. Première règle du fight club : Tu ne parles pas du fight club. Deuxième règle du fight club : Tu ne parles pas du fight club. Tyler dit que chercher à s'améliorer, c’est rien que de la branlette. Tyler dit que l’autodestruction est sans doute la réponse."






Mon avis : 

Cette chronique va être extrêmement brouillonne car j'ai beaucoup de mal à parler de ce livre si spécial. 

Il s'ouvre sur la confrontation entre Tyler et le narrateur (dont on n'a pas le nom), en haut d'un immeuble qui va sauter dans 10 min et Tyler a mis un pistolet dans la bouche du narrateur. Puis retour en arrière, on voit par succession d'images la vie du narrateur. Il la trouve vide de sens et ne dort plus depuis des mois, pour y remédier, il a remarqué que pleurer l'aidait alors il s'incruste à des groupes de soutien de maladie pour ressentir quelque chose et lâcher prise. Jusqu'au jour où Maria Singer s'incruste également à ces groupes, dans le même but que lui, et qu'il n'arrive plus à pleurer. Peu après, il rencontre Tyler Durden et avec lui, fonde le fight club, où tout homme peut venir se battre pour ressentir quelque chose. 
Bon là vous avez le pitch de base. Je dois dire qu'au début j'ai été perdue, je ne comprenais rien, et pourtant, je ne pouvais pas m'empêcher de continuer. C'est sans doute dû au rythme du récit. Je lui ai trouvé un rythme particulier qui faisait ressortir à la perfection le sentiment dont parlait le narrateur : le sentiment de vide la vie, que tout se ressemble, que rien n'est important. C'était vraiment saisissant comme l'écriture s'accordait parfaitement avec ce qui était écrit !
Je crois que je ne vais pas en dire plus de l'histoire car une grande partie de son intérêt est la grosse révélation finale (que malheureusement je m'étais fait spoilé).

Concernant les personnages...Je les ai détestés, tous autant les uns que les autres. Ils sont violents, sales, détestables...et pourtant, impossible de ne pas s'intéresser à eux ! Je crois que ce livre est un paradoxe à lui tout seul pour moi, impossible de savoir si je l'ai vraiment aimé ou pas.

Pour la plume de l'auteur, je crois que j'ai tout dit là-haut. Je pense sincèrement que c'est un livre à lire une fois dans sa vie, pas forcément pour l'apprécier, mais pour réfléchir sur la qualité d'écriture. C'est un livre perturbant, pas forcément abordable pour tout le monde, mais hautement intéressant. Je ne pense pas pouvoir le noter. 

jeudi 17 septembre 2015

La Reine, Kiera Cass

Titre : La Reine
Auteur : Kiera Cass
Edition : Robert Laffont Ebook
Pages : 68
Prix : 1,99€
4e de couverture : "Ce prequel se déroule avant les événements narrés dans 
La Sélection et adopte le point de vue d'Amberly, la mère du Prince Maxon. Vous allez découvrir une toute nouvelle Sélection, assister depuis les coulisses à la rencontre des parents de Maxon et voir comment une fille ordinaire nommée Amberly est devenue une reine adorée."








Mon avis : 

Dans cette nouvelle ci on suit Amberly, la reine de la saga principale. J'attendais beaucoup de cette nouvelle car je couple Clarkson/Amberly m'intriguait énormément...

Je dois dire que je suis mitigée... j'ai aimé voir la Sélection de ce temps, voir Clarkson jeune et Amberly avant qu'elle ne devienne une reine enfermée dans son monde. Leur histoire est très mignonne. De plus on en apprend aussi plus sur les parents de Clarkson, là où s'est fait la jonction des familles Illéa et Schreave, il y a une réflexion sur la réalité et les apparences que j'ai trouvé très intéressante. 
Là où j'ai eu du mal, c'est dans la relation Amberly/Clarkson que je trouve carrément déséquilibrée. Amberly est complètement folle de Clarkson et j'ai eu l'impression que celui-ci en profitait (même s'il est parfois adorable avec elle), comme si il cherchait juste une petite épouse bien sage et obéissante, j'ai trouvé ça horriblement malsain ! 

Enfin bon, j'ai tout de même bien aimé cette nouvelle et je la trouvé très intéressante pour avoir une vision approfondie et un peu différente de la monarchie d'Illéa et du roi Clarkson. 

Histoires secrètes, Kiera Cass

Titre : Histoires secrètes
Auteur : Kiera Cass
Edition : Robert Laffont
Pages : 252
Prix : 12,90€
4e de couverture : "Avant qu'America n'arrive au Palais pour la Sélection, il y avait déjà une fille dans la vie de Maxon. La nouvelle « Le Prince » s'ouvre sur la semaine précédant l'arrivée des trente-cinq candidates et suit Maxon lors de la première journée de compétition.
Élevé en tant que Six, Aspen Leger n'aurait jamais imaginé intégrer un jour la très réputée Garde royale affectée au Palais. À travers le quotidien d'Aspen, la nouvelle « Le Garde » lève le voile sur cet univers très fermé auquel America n'aura jamais accès..."







Mon avis : 

Le Prince 

C'est la première nouvelle de ce recueil, on y suit Maxon avant La Sélection, on découvre qu'il était amoureux de Daphné, fille du roi de France, on découvre que c'était réciproque, on découvre les dessous de la Sélection, la façon dont le père de Maxon tire les ficelles, et on découvre les premières impressions de Maxon sur America. 
Cette nouvelle, c'est un peu un préquel, et j'ai beaucoup aimé ! Déjà car j'en ai plus appris sur Maxon, un personnage que j'avais beaucoup aimé, ensuite parce qu'on en a sait plus sur cette "institution" qu'est la Sélection, sur son fonctionnement. 
J'ai trouvé Maxon tendre, on voit qu'il ne connait rien à l'amour et que son père le domine complètement. De ce fait, il perd de ce côté coincé qu'il avait dans la série principale car ici on en apprend les raisons et j'ai trouvé cela très intéressant. En un mot comme en mille, j'ai préféré cette nouvelle à toute la saga...


Le Garde 

Oups...Je n'ai pas du tout aimé la seconde nouvelle. Pourquoi ? Déjà c'est sur Aspen et comme vous le savez, j'ai du mal avec Aspen. Ensuite, cette nouvelle n'est qu'une redite de la saga mais sous un autre point de vue, or, pour moi, Aspen n'est pas assez intéressant pour que cela m'intrigue. Flop pour moi donc. 
On voit Aspen amoureux, mais pas une fois il ne se remet en cause alors que c'est lui qui a quitté America. Certes on en apprend un tout petit peu plus sur les manipulations au palais, mais moi j'attendais d'en apprendre plus sur la relation d'Aspen avec Lucy...et ben que dalle ! Je pouvais toujours courir ! 
Bref, une nouvelle décevante, dont je n'ai pas vu l'intérêt...

mercredi 16 septembre 2015

L'Elue, Kiera Cass

Titre : L'Elue
Auteur : Kiera Cass
Edition : Robert Laffont
Pages : 360
Prix : 16,90€
4e de couverture : "La Sélection a bouleversé la vie de trente-cinq jeunes filles à tout jamais. Pour les quatre encore en lice au Palais, les amitiés qu'elles ont nouées, les rivalités qui les opposent et les dangers qu'elles ont dû affronter vont les lier pour le restant de leurs jours. Car l'heure est désormais venue de désigner l'heureuse élue...
America n'a jamais osé rêver être si près de la couronne, ni du coeur du prince Maxon. Mais, à mesure que la compétition approche de son issue inexorable et que les menaces qui visent le Palais se font plus pressantes, elle se rend compte de ce qu'elle risque de perdre et de l'âpreté de la lutte à mener pour obtenir ce qu'elle désire si ardemment."





Mon avis : 

Et bien, j'aurais lu cette saga en quelques jours...

Je ne vais pas en dire plus de l'intrigue pour ne pas vous gâcher la surprise. Après un second tome qui faisait du remplissage, j'attendais ce dernier au tournant et je dois dire qu'effectivement, pour le coup, Kiera Cass a mis toute l'action dans ce tome. Et c'est à que ça me gêne. Il y a trop de tout dans ce tome : on développe la relation des parents de Maxon, on développe le terrorisme, on développe à n'en plus finir les sentiments d'America, on essaie de développer ceux d'Aspen, on tease un peu sur les sentiments d'Anne,... Trop de tout, j'ai eu l'impression que l'auteur a groupé sur la fin, ce qui aurait dû s'étaler sur trois tomes. Résultat ? La moitié des idées ne sont pas abouties et c'est bien dommage ! Et à cause de cette envie de tout mettre dans le dernier tome, outre des choses non abouties, il y a également des choses qui vont trop vite, notamment la fin... On ne va pas se mentir, il fallait bien qu'il y ait un ou deux morts dans la série...mais pour le coup, ça ne m'a fait ni chaud ni froid tellement c'était rapide... Et puis, c'est un peu facile je trouve, la façon que l'auteur a trouvé pour faire monter Maxon sur le trône, enfin bon... 

Côté personnage, on suit encore et toujours les états d'âme d'America et c'est ennuyant. Mais on sent également que la fin de la saga arrive car il faut que tout finisse bien, notamment Céleste qui finit par être gentille ! En fait, j'ai vraiment eu du mal avec le traitement des personnages, à part Kriss qui se montre vraiment intéressante sur la fin, l'auteur n'a pas traité les personnages intéressants, elle s'est bornée à son héroïne casse-pieds et prise de tête, alors que d'autres personnages avaient tant à offrir ! 
Bon au moins, Aspen a enfin compris qu'il était débile et qu'il faisait une fixette depuis le début pour rien. Non je ne spoile pas, vu qu'y a un quatrième tome sur l'enfant de Maxon et America, on sait tous avec qui elle finit, adios le suspense...D'ailleurs à ce propos, je suis la seule qui trouve que l'auteur a sabordé le seul intérêt de sa saga toute seule ?

Vous l'avez compris, je n'ai pas spécialement aimé la manière dont cette série a été écrite. Cependant, je ne dis pas que tout est mauvais ! Kiera Cass a su mettre en place un univers intéressant mais malheureusement elle ne l'a pas assez développé et je n'ai pas aimé le traitement de ses personnages, ainsi que le maniement du rythme du récit. Une saga en demi-teinte donc, un 14/20, et je ne lirais pas le 4e tome, même si je pense lire les nouvelles pour en apprendre plus sur des personnages vraiment intéressants ! 

dimanche 13 septembre 2015

La 5e Vague, Rick Yancey

Titre : La 5e Vague
Auteur : Rick Yancey
Edition : Robert Laffont
Pages : 608
Prix : 18,50€
4e de couverture : "1re Vague : extinction des feux. 2e Vague : déferlante. 3e Vague : pandémie. 4e Vague : silence.
La 5e Vague arrive...
À l'aube de la 5e Vague, sur une autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper... Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés. Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. 
Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir..."





Mon avis : 

J'avais déjà ce livre sur ma liseuse, reposant sagement, il m'a suffit de voir la bande d'annonce pour avoir une envie urgente de le lire ! 

Je ne dirais rien de plus concernant l'histoire, que ce qui est sur la 4e de couverture. Ce livre m'a juste complètement renversé la tête ! Je croyais savoir des trucs, puis l'auteur m'a bien montré que je ne savais rien, je ne savais pas qui étaient les gentils, qui étaient les méchants, à qui il fallait faire confiance ou pas, où l'auteur nous emmenait,...Je ne savais rien, je ne comprenais rien et c'était génial ! J'ai lu ce livre presque sans m'arrêter tellement il m'avait embarquée, j'ai eu pur, j'ai espéré, j'ai frissonné, je me suis fait une entorse de cerveau en essayant de découvrir ce que l'auteur me cachait...Bref, un pur plaisir ! 
Suivre Cassie dans cet univers apocalyptique c'est passionnant ! L'auteur a réussi à mettre en place une fin du monde réaliste et très perturbante. De plus, on a plusieurs points de vue et l'auteur les manie à la perfection ! 
La seule chose que j'ai moins apprécié c'est la rapidité avec laquelle Cassie est séduite par Evan Walker. 

Par contre j'ai adoré les personnages qu'il a mis en place, subtilement il en a introduit dès le début, et ce sont des personnages que l'on ne s'attend pas à retrouver plus tard, ce qui nous surprend donc d'autant plus ! 
Le personnage de Cassie est génial, courageuse, battante, accrochée à sa famille mais réaliste, c'est un personnage féminin comme on les aime ! Mais au contraire de beaucoup de personnes, je n'ai pas apprécié Evan Walker plus que ça. Certes il est adorable et tout, mais je l'ai trouvé assez plat...

La plume de l'auteur, hautement addictive, a fait que je meurs d'envie de lire le tome 2, mais au vu des avis mitigés, j'hésite franchement à attendre la sortie du tome 3 avant, histoire de pouvoir les marathoner ! Un superbe 18/20 pour ce premier tome de saga époustouflant ! 

L'Elite, Kiera Cass

Titre : L'Elite
Auteur : Kiera Cass
Edition : Robert Laffont
Pages : 308
Prix : 16,90€
4e de couverture : "La Sélection de 35 candidates s'est réduite comme peau de chagrin, et désormais l'Élite restante n'est plus composée que de 6 prétendantes. L'enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu'elles sont les mieux à même de monter sur le trône d'Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d'enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales... Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie..."




Mon avis : 

Entre deux bouquins, et pour ne pas gêner Chéri avec la lumière le soir, j'ai ressorti ma liseuse et j'ai donc continué la série de Kiera Cass ! 

On continue à y suivre America Singer, jeune Sélectionnée pour participer à une sorte de télé-réalité avec au bout, un mariage avec le prince Maxon. Mais Aspen, l'amour de jeunesse d'America est garde au palais, et même si Maxon l'attire, la pauvre America est embrouillée ! 
Je n'ai pas trouvé l'histoire de ce tome passionnante. En le refermant, j'ai trouvé que l'histoire n'avait pas énormément avancé malgré les 300 pages lues, et c'est dommage, pour moi c'est un peu un tome de remplissage histoire de faire une trilogie. Je n'y ai également vu aucun enjeu, car comme je l'ai déjà dit, je ne crois pas du tout à la romance entre Aspen et America, or l'intrigue de ce tome est censée se baser sur le fait qu'America ne cesse de faire la girouette entre les deux garçons qui sont amoureux d'elle. 
Enfin bon, il y a tout de même des choses à sauver, la scène avec Marlee est extrêmement touchante, et il y a un début de réflexion au niveau du terrorisme, avec une intrigue vraiment plus intéressante que les états d'âme d'America : que veulent les Renégats ? 

Niveau personnages, et bien Aspen m'énerve toujours autant, il semble constamment oublier que c'est lui qui a largué America à la base, et America commence à m'énerver avec ses revirement sentimentaux auxquels je n'ai pas cru. Heureusement que Maxon relève un peu le niveau avec un comportement relativement responsable (le "relativement" est important). 
On découvre un peu plus le personnage du roi dans ce tome et comment dire à quel point ce personnage m'a rebuté au plus au point ? C'est un c****** énorme !!! 

Niveau écriture, j'ai trouvé quelques longueurs à ce tome, ce qui n'est pas étonnant au vu de ce que j'ai dit en début d'article : que c'était surement un tome de remplissage. Mais bon, l'auteur a une plume addictive, donc on lis sans vraiment s'en rendre compte. J'espère tout de même que le troisième tome me captivera plus, un petit 15/20 pour ce livre-ci en tout cas. 

vendredi 11 septembre 2015

La vengeance du viking, Joanna Fulford

Titre : La vengeance du viking
Auteur : Joanna Fulford
Edition : Harlequin
Pages : 310
Prix : 6,95€
4e de couverture : "Norvège, IXe siècle
Dans le sombre donjon où il est enfermé, Leif prépare sa vengeance. Comme il a été stupide de croire à l’amour d’Astrid ! Pourtant, lorsqu’il l’avait délivrée des soldats ennemis, au cours d’une mission périlleuse pour le roi Halfdan, ne lui avait-elle pas juré qu’elle l’aimait et qu’elle s’enfuirait avec lui pour couler des jours paisibles sur ses terres de Hagder ? Que le riche vieillard à qui son oncle voulait la marier lui répugnait ? Mais il ne peut en douter, elle l’a bel et bien trahi, car, sur les lieux du rendez-vous, un traquenard l’attendait. Depuis, l’oncle d’Astrid le retient prisonnier, trop heureux d’écarter un guerrier qui lui faisait de l’ombre. Jouait-elle la comédie depuis le début ? Leif n’est sûr que d’une chose : dès qu’il aura trouvé un moyen de s’évader, Astrid devra répondre de ses actes... et ses beaux yeux violets, si faussement innocents, ne le feront pas flancher.
Ne jamais trahir un viking amoureux..."



Mon avis : 

Ce livre étant un service presse reçu dans le cadre de mon poste de chroniqueuse chez Songe d'une nuit d'été, vous pourrez retrouver ma chronique sur le webzine ici !

Les descendants 0.5 : L'Île de l'Oubli, Melissa de la Cruz

Titre : L'Île de l'Oubli
Auteur : Melissa de la Cruz
Edition : Hachette
Pages : 304
Prix : 15,90€
4e de couverture : "Il y a vingt ans, tous les Méchants de tous les contes de fée ont été bannis du royaume d’Auradon et réduits à vivre dans une prison sur une île. Et quand on parle de Méchants, c’est vraiment de la crème de la crème de la méchanceté : Cruella d'Enfer, Maléfique, la Méchante Reine, Jafar et compagnie… Cette île est protégée par une force magique qui maintient les prisonniers et leurs enfants en captivité. La vie y est sinistre et monotone. C’est un endroit sale, qu’on laisse pourrir, oublié du reste du monde… Cependant, dans les profondeurs de la mystérieuse Forteresse Interdite, un œil de Dragon est caché. Il est la clé de leur liberté. Or, seul le Descendant le plus intelligent, le plus mauvais et le plus diabolique pourra le trouver… à moins qu’il s’agisse d’une Descendante ? "




Mon avis :  

Sachant qu'un film sur les méchants Disney allait sortir, je me devais de lire la préquelle (puis bon, je vais pas cracher sur la couverture, elle est quand même très jolie). 

Il y a vingt ans, les méchants Disney ont été relégués sur l'Île de l'Oubli, vivant sans magie et se contentant des déchets d'Auradon, le pays des contes de fées, pur vivre. 
On y suit Mal, la fille de Maléfique, désespérant en quête pour satisfaire sa mère et Jay dont le père Jafar est obsédé par l'idée de redevenir riche. Et pour Mal, jalouse depuis des années d'Evy, la fille de la Méchante Reine, se moquer d'elle semble le plan parfait. Mais sa mère a une autre idée en tête, suite à une machine de Carlos, le fils de Cruella d'Enfer, le dôme qui recouvre l'Île de l'Oubli s'est fissuré et laissé passer de la magie, ce qui a réveillé l'espoir de Maléfique de retrouver l'Oeil du Dragon, son fameux sceptre magique. Mal, Jay, Evy et Carlos sont bien partis pour une quête digne des contes de fées ! 

J'ai adoré revoir tous les méchants de contes de fées et leurs descendants, Melissa de la Cruz ressort le moindre méchant Disney, même les plus récents (le Dr. Facilier dans La Princesse et la Grenouille ou le Fou dans la Belle et la Bête) et c'est très drôle de les voir vivre sans magie, de voir leur vie privée ! J'ai également apprécié que l'auteur aborde l'idée de la pression parentale, et elle le fait très bien. 

Concernant les personnages, je crois que je les ai tous apprécié. L'auteur a su leur donner des caractéristiques actuelles, méchants comme gentils : la Méchante Reine est accro à la chirurgie esthétique, Carlos est fan de technologie, la fille de la Belle au Bois Dormant est cruche au possible (une petite critique des princesses apparemment). 
J'ai aimé les différentes amitiés qui se créent entre les personnages, notamment entre Evy et Carlos. 

Je ne pense pas que cette préquelle soit absolument utile, pour avoir ensuite regardé le film Disney, "Les Descendants", je pense que c'était surtout pour donner un contexte et raconter comment Mal, Carlos, Jay et Evy sont devenus amis. Leur quête ne sert d'ailleurs qu'à ça, je ne vois personnellement pas l'intérêt de l'Oeil du Dragon. 

Mais bon, ce livre était sympa plus du fait qu'il parle des méchants Disney que pour son histoire et pour la plume de l'auteur, qui des fois se contentait de certaines facilités pour décrire ses personnages. Un bon 15/20. 

dimanche 6 septembre 2015

L'étrange vie de Nobody Owens, Neil Gaiman

Titre : L'étrange vie de Nobody Owens
Auteur : Neil Gaiman
Edition : France Loisirs
Pages : 310
Prix : environ 15€, se trouve d'occasion
4e de couverture : "Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s'il n'avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d'une sorcière brûlée vive autrefois. Mais quelqu'un va attirer Nobody au-delà de l'enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l'éliminer depuis qu'il est bébé. Si tu savais, Nobody, comme le monde des vivants est dangereux..."






Mon avis : 

J'ai ENFIN lu un Neil Gaiman. Oui, c'est une petite victoire personnelle. Oui. Je sais.

Le roman s'ouvre sur le meurtre d'une famille par un Jack. Mais le petit bébé s'échappe, curieux, il se retrouve dans le cimetière et est découvert par le fantôme de Mrs Owens. Celle-ci décide de l'adopter avec son mari, le sauvant ainsi du jack qui essaie de pénétrer le cimetière. Silas, un Solitaire, le fait fuir, et se nomme tuteur du bébé, car c'est le seul membre du cimetière pouvant aller dans le monde des vivants, et donc ramener de la nourriture à l'enfant. Ce dernier reçoit le nom de Nobody Owens et acquiert la libre citoyenneté du cimetière. Plusieurs années passent et l'on voit Nobody, dit Bod, grandir, apprendre des choses avec les morts, découvrir les environs du cimetière, mais aussi...avoir envie de découvrir ce monde, malgré le Jack qui veut toujours le tuer. 

J'ai trouvé l'histoire d'une originalité peu commune. Suivre la vie d'un cimetière, voir les morts, leurs pensées, leur attachement à ce petit garçon, c'est peu commun mais c'est beau. L'ambiance, très étrange, à la fois lugubre et onirique, est le gros point fort de ce roman à mon avis ! 
J'ai aimé l'intégration de l'histoire des Jacks, qui fait écho à celle de Jack L'Eventreur, un clin d’œil bienvenu qui ramène cette histoire si extraordinaire, à quelque chose que la plupart de nous comprenons et connaissons au moins de réputation (je ne sais pas si j'explique très bien, en fait ça fait comme un ancrage dans le réel via un personnage réel insinué profondément dans l'esprit commun). 
Quant à l'histoire de Nobody, je l'ai trouvé touchante et universelle, c'est celle d'un jeune garçon qui a soif d'apprendre, de découvrir, quitte à se disputer avec ses parents, et à outrepasser les règles établies : une petite crise d'adolescence en somme. 

Les personnages sont tous aussi intéressants les uns que les autres : les morts comme les vivants. J'ai aimé le fait que même à la fin, on ne sache pas tout des personnages comme Silas et Mrs Lupescu. Ainsi ce livre garde son idée d'étrangeté jusqu'au bout ! 
J'ai bien aimé le personnage de Bod, mais il ne m'a vraiment touché que dans son histoire avec Scarlet, notamment la fin, que j'ai trouvée déchirante. Au contraire, je n'ai pas réussi à m'attacher à Scarlet et je n'ai pas compris sa réaction à la fin...

L'écriture participe également à cette ambiance particulière, j'ai cependant trouvé quelques longueurs parfois, ce qui n'est pas rare dans une roman portant sur la vie quotidienne de quelqu'un. Malgré tout, ce livre restera une très bonne lecture, c'est un 17/20 pour moi ! 

samedi 5 septembre 2015

La Sélection, Kiera Cass

Titre : La Sélection
Auteur : Kiera Cass
Edition : Robert Laffont
Pages : 343
Prix : 16,90€
4e de couverture : "35 candidates. 1 couronne. La compétition de leur vie. 
Quand la dystopie rencontre le conte de fées ! 
Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne...
Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d'Illeá, la « Sélection » s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le cœur du jeune Prince Maxon, l'héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d'office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu'elle ne désire pas ; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles...
Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés : l'existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu'elle n'aurait jamais osé imaginer ?"




Mon avis : 

Après tous les avis bons ou mauvais qu'avait reçu ce livre, j'ai été très contente que Sandra me l'offre dans notre swap, comme ça j'ai pu me faire mon propre avis ! 

On y suit America, une jeune fille amoureuse d'Aspen. mais leur amour est impossible car Aspen est d'une caste inférieure à la sienne et il la quitte car son ego est bafoué quand c'est elle qui lui rapporte à manger (on sent que ça m'a énervé ce cliché de l'homme doit nourrir la femme ?). C'est à ce moment qu'America apprend qu'elle a été retenue pour participer à la Sélection, un jeu télévisé opposant 35 concurrentes pour devenir la femme de Maxon, le prince héritier d'Illéa. Dévastée, America n'est pas vraiment prête à jouer le jeu, mais en rencontrant Maxon, elle va commencer à changer d'avis...

Alors, qu'en ai-je pensé ? J'ai bien aimé. Ce n'est pas fou fou mais ça a le mérite de me donner envie de lire la suite ! J'ai bien aimé l'univers, surtout que l'auteur a inséré un petit souvenir de cours d'histoire pour nous expliquer comment les USA sont devenus Illéa. 
Le concept de télé-réalité est très bien mis en place, le fait que l'enjeu soit royal donne un côté très glamour et classe, et moi qui adore les jolies robes, je suis servie avec les descriptions ! 
J'ai également apprécié que l'auteur intègre la menace du terrorisme dans son histoire, car c'est un sujet que l'on voit peu. 

Beaucoup ont été agacés par America car elle est très indécise entre Maxon et Aspen...Mais personnellement comme je n'ai pas cru un seul instant à son histoire avec Aspen, je n'ai pas trop ressenti son indécision... 
Aspen donc... je ne peux pas le supporter, c'est l'homme blessé dans son orgueil mais qui ne veut pas pour autant que la fille aille voir ailleurs après qu'il l'ai largué. Je le trouve assez égoïste.
Au contraire, j'ai bien aimé Maxon que j'ai trouvé touchant, il est bloqué dans son éducation princière et du coup il apprécie qu'America le remette à sa place, c'est le genre de personnage que j'aime. 

Quant à l'écriture, elle est fluide et très agréable. Il y a quelques longueurs, avec des passages que j'ai trouvé inintéressants mais dans l'ensemble j'ai beaucoup aimé, un joli 15/20. 

vendredi 4 septembre 2015

Le cirque des rêves, Erin Morgenstern

Titre : Le cirque des rêves
Auteur : Erin Morgenstern
Edition : Flammarion
Pages : 496
Prix : 21€
4e de couverture : "Le cirque arrive sans crier gare. Aucune annonce ne précède sa venue, aucune affiche sur les révèrbères, aucune publicité dans les journaux. Il est simplement là, alors qu'hier il ne l'était pas."
Sous les chapiteaux rayés de noir et de blanc, c'est une expérience unique, une fête pour les sens où chaque visiteur peut se perdre avec délice dans un dédale de nuages, flâner dans un luxuriant jardin de glace, s'émerveiller et se laisser enivrer...

BIENVENUE AU CIRQUE DES RÊVES !

Derrière la fumée et les miroirs, la compétition fait rage. Deux jeunes illusionnistes, Celia et Marco, s'affrontent dans un combat magique pour lequel ils sont entraînés depuis l'enfance. Cependant ils s'aiment, et cette passion pourrait leur être fatale."




Mon avis : 

Même si ce livre n'est pas un coup de coeur, il restera une de mes plus belles découvertes de 2015, et il vient de sortir en poche, pour les intéressés !

Ne vous fiez pas à la quatrième de couverture car la romance n'est pas le sujet principal de ce roman magnifique.
On suit l'histoire de Célia Bowen et Marco Alisdair, tous deux élevés séparés par des magiciens en vue de les faire se combattre par création de chapiteaux interposés dans le Cirque des Rêves. Etrange n'est-ce pas ? Et si je vous dit qu'en parallèle de leur histoire, que l'on suit sur près de quinze ans, on a celle d'un jeune garçon, Bailey, en 1902, qui tombe amoureux d'une jeune fille rousse du Cirque des Rêves. Et que ces histoires se rejoignent en un final sublime ? Ca vous tente ? Non ? Et bien ça devrait !

Ce livre est un petit concentré de magie, de rêve, de fin du XIXe siècle, de voyage et de cirque !!! On va d'émerveillement en émerveillement en lisant la description des différents chapiteaux du cirque : le Jardin des Glaces, l'Arbre à Voeux, le puits au Feu Eternel,...
Je me suis passionnée autant pour la création du Cirque et sa vie, que pour le défi qui lie Célia et Marco, ainsi que pour leur amour naissant.
J'ai trouvé le tout d'une puissance et d'une délicatesse rare. Cependant, je tiens à relever quelques petites longueurs qui ont fait que ce roman n'est pas passé en coup de coeur. Sur 500 pages, je pense que certains éléments n'étaient pas forcément nécessaires, tandis que d'autres auraient peut-être nécessité un peu plus de développement.

Concernant les personnages, j'ai détesté le père de Célia ! Je l'ai trouvé cruel et égoïste, quand il coupe les doigts de sa fille jusqu'à ce qu'elle sache se soigner seule immédiatement, c'est une scène horrible ! J'ai un peu plus aimé le professeur de Marco qui, même s'il était sévère, faisait passer un peu le bien-être de Marco avant le résultat du défi.
J'ai beaucoup aimé les différents membres du Cirque, Poppet et Widget sont tout simplement adorables, et avec Bailey ils forment un beau trio. J'ai aimé Célia et Marco, autant individuellement qu'ensemble...

L'écriture est assez surprenant au début car c'est écrit au présent, ce qui est assez rare. On alterne différents types de chapitres : des chapitres qui décrivent les différents chapiteaux et sont narrés à la deuxième personne du singulier, des chapitres sur la vie de Célia, des chapitres sur la vie de Marco, et des chapitres sur la vie de Bailey. Bien que perturbant au début, j'ai trouvé que le tout s'articulait parfaitement et participait à l'ambiance très spéciale de ce livre !

En bref ? J'ai adoré ! C'est un magnifique 19/20 !!!


mercredi 2 septembre 2015

Le coeur entre les pages, Shelly King

Titre : Le coeur entre les pages
Auteur : Shelly King
Edition : Préludes
Pages : 384
Prix : 14,60€
4e de couverture : "Maggie, 34 ans, vient d’être licenciée de la start-up branchée de la Silicon Valley où elle travaillait. Que faire sinon traîner au Dragonfly, la pittoresque librairie de livres d’occasion ? Lassé de la voir végéter, Dizzy, son meilleur ami, lui propose de participer à un club de lecture. Au programme : L’Amant de Lady Chatterley. Dans l’édition ancienne qu’elle déniche, Maggie découvre une mystérieuse correspondance amoureuse… Cette découverte va bouleverser la vie de la jeune femme et celle de la petite librairie menacée de fermeture par la concurrence. Le tout sous les yeux espiègles de Grendel, le chat qui a élu domicile parmi les rayonnages."



Mon avis : 

J'avais repéré ce livre il y a quelques mois avant de l'acheter aux Etonnants Voyageurs. Le pitch me tentait beaucoup : c'est l'histoire de Maggie, une femme trentenaire qui s'est faite viré d'une entreprise qu'elle avait contribué à créer. Alors qu'elle traîne au Dragonfly, la librairie dirigée par son voisin Hugo, son meilleur ami Dizzy lui propose quelque chose : participer à un club de lecture dirigée par une dame du conseil d'administration de l'entreprise qui l'a virée, et qui, si on lui en met plein la vue, peut réintégrer Maggie dans l'entreprise. Le roman ? "L'amant de Lady Chatterley". Hugo lui en déniche un vieil exemplaire en ruine, dedans, des notes, une correspondance entre Henry et Catherine, deux inconnus, et sur le livre, une date : 1961. Entre lecture, recherche et remise sur pieds de la librairie, Maggie va se découvrir et découvrir ce pour quoi elle est faite.

J'ai bien aimé cette petite histoire. L'atmosphère m'a forcément beaucoup plu, il y a de nombreuses références littéraires qui m'ont fait sourire et j'ai eu l'impression de sentir l'odeur des vieux livres avec un chat qui me regardait. J'ai apprécié que ce livre soit vraiment centré sur la découverte que Maggie fait d'elle-même, et pas sur une quelconque romance qui lui fait voir le monde différemment.

J'ai beaucoup aimé les différentes relations entre les personnages et leurs évolutions. Je les ai trouvées particulièrement bien décrites et réelles. Tout n'y est pas rose, certaines personnes changent, ... La personnalité de Maggie se révèle plus complexe qu'elle ne semble au premier abord. On voit que c'est vraiment une femme perdue, anéantie par son licenciement. Son dénuement est plus moral que matériel et la voir remonter doucement la pente comme ça c'est très beau et encourageant !
Au contraire de Dizzy que j'ai trouvé très superficiel, les personnages d'Hugo et de Jason m'ont beaucoup touchée. Je les ai trouvés à la fois fragiles et forts, ils sont chacun émouvants à leur manière et j'étais triste de les quitter.

En ce qui concerne la plume de l'auteur, j'ai eu un peu de mal au début car je l'ai trouvé assez dense et je ne m'y attendais pas. Cependant, une fois que je m'y suis habituée, j'ai bien aimé son style. Ce roman est une histoire  très agréable à lire, elle donne envie de se pelotonner sous une couette, avec un chocolat chaud et un bon roman ! Un joli 16/20. 

mardi 1 septembre 2015

Iced, Karen Marie Moning

Titre : Iced
Auteur : Karen Marie Moning
Edition : J'ai Lu
Pages : 604
Prix : 12€
4e de couverture : "J'ai découvert un truc complètement dingue : mourir, c'est de la rigolade. Ce qui craint un max, c'est de revenir à la vie... Mon nom est Dani Mega O'Malley. Mon chez-moi, ce sont les rues de Dublin. La ville est une zone de guerre, les faës sont libres de nous chasser, il n'y a pas deux jours semblables et sans Mac, rien n'est plus pareil. Pourtant, je ne préférerais vivre nulle part ailleurs."







Mon avis : 

Enfin ! Enfin je lis la suite de MacKayla Lane. Bon d'accord, en fait c'est une série de tomes compagnons, qui en fait fait suite à la série des "Chroniques de MacKayla Lane" aussi appelée "Fièvre", que j'adore !

Dans cette suite que j'ai tant attendue, c'est Dani qui reprend la narration. Même si j'avais oublié beaucoup de choses, genre pourquoi elle n'était plus copine avec Mac, je me suis rapidement repérée et j'ai suivi Dani. Embauchée par Ryodan, qu'elle ne peut pas supporter, elle doit enquêter sur de mystérieuses scènes glacées, un peu partout dans Dublin, qui finissent par exploser, touchant autant les Unseelies que les humains.
J'ai tout simplement adoré ce tome ! Malgré le changement de narration, j'ai retrouvé l'ambiance de ce roman que j'aime ! De l'action, beaucoup d'humour, de la tension sexuelle et un monde apocalyptique, toujours mystérieux. On retrouve certains personnages et on en redécouvre d'autres, comme Ryodan. Je n'ai qu'une hâte, que Burned, la suite, sorte en février 2016 en VF !

Le personnage de Dani montre ici ses fêlures, même si elle continue de faire rire et affiche une confiance en elle incroyable, on voit aussi qu'elle est peinée par la rupture de son amitié avec Mac, mais aussi qu'elle réfléchie plus aux conséquences de ses actions. Elle devient mature, ressent de premiers émois amoureux.
J'ai beaucoup aimé le combat de mâles pour Dani : un faë, un Ryodan et un humain, un combat dont je n'ai pas réussi à deviner la fin, et je me demande qui elle finira par choisir !

En bref ? Un super tome, dans la parfaite lignée de cette saga qui mêle adroitement humour et action, avec un point de sexy et de fantastique ! Un joli 19/20 ! 

PAL de Septembre

Très courte PAL ce mois-ci, car j'ai fait une overdose le mois dernier !

Le temps des amours, Marcel Pagnol


"C'est sans la moindre inquiétude, mais au contraire avec une véritable joie que je quittai la maison, un matin d'octobre, pour la rentrée au lycée, où j'étais admis en cinquième A2. Personne ne m'accompagnait : le cartable au dos, les mains dans les poches, je n'avais pas besoin de lever la tête pour regarder le nom des rues. Je n'allais pas vers une prison inconnue, pleine d'une foule d'étrangers : je marchais au contraire vers mille rendez-vous, vers d'autres garçons de mon âge, des couloirs familiers, une horloge amicale, des platanes et des secrets... Mon entrée dans la cour fut triomphale: je n'étais plus le « nouveau » dépaysé, immobile et solitaire, qui tourne la tête de tous côtés, à la recherche d'un sourire, et peut-être d'une amitié : je m'avançai dans ma blouse en loques et, aussitôt, Agneau, Nelps et Vigilanti s'élancèrent vers moi en poussant des cris."



Les Apparences, Gillian Flynn


"« À quoi penses-tu ? Comment te sens-tu ? Qui es-tu ? Que nous sommes-nous fait l’un à l’autre ? Qu’est-ce qui nous attend ? Autant de questions qui, je suppose, surplombent tous les mariages, tels des nuages menaçants. »
Amy, une jolie jeune femme au foyer, et son mari Nick, propriétaire d’un bar, forment, selon toutes apparences, un couple idéal. Ils ont quitté New York deux ans plus tôt pour emménager dans la petite ville des bords du Mississipi où Nick a grandi. Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, en rentrant du travail, Nick découvre dans leur maison un chaos indescriptible : meubles renversés, cadres aux murs brisés, et aucune trace de sa femme. Quelque chose de grave est arrivée. Après qu’il a appelé les forces de l’ordre pour signaler la disparition d’Amy, la situation prend une tournure inattendue. Chaque petit secret, lâcheté, trahison quotidienne de la vie d’un couple commence en effet à prendre, sous les yeux impitoyables de la police, une importance inattendue et Nick ne tarde pas à devenir un suspect idéal. Alors qu’il essaie désespérément, de son côté, de retrouver Amy, il découvre qu’elle aussi cachait beaucoup de choses à son conjoint, certaines sans gravité et d’autres plus inquiétantes. Si leur mariage n’était pas aussi parfait qu’il le paraissait, Nick est néanmoins encore loin de se douter à quel point leur couple soi-disant idéal n’était qu’une illusion."



L'île de l'Oubli, Melissa de La Cruz


"Il y a vingt ans, tous les Méchants de tous les contes de fée ont été bannis du royaume d’Auradon et réduits à vivre dans une prison sur une île. Et quand on parle de Méchants, c’est vraiment de la crème de la crème de la méchanceté : Cruella d'Enfer, Maléfique, la Méchante Reine, Jafar et compagnie… Cette île est protégée par une force magique qui maintient les prisonniers et leurs enfants en captivité. La vie y est sinistre et monotone. C’est un endroit sale, qu’on laisse pourrir, oublié du reste du monde… Cependant, dans les profondeurs de la mystérieuse Forteresse Interdite, un œil de Dragon est caché. Il est la clé de leur liberté. Or, seul le Descendant le plus intelligent, le plus mauvais et le plus diabolique pourra le trouver… à moins qu’il s’agisse d’une Descendante ?"


La vengeance du viking, Joanna Fulford


"Norvège, IXe siècle
Dans le sombre donjon où il est enfermé, Leif prépare sa vengeance. Comme il a été stupide de croire à l’amour d’Astrid ! Pourtant, lorsqu’il l’avait délivrée des soldats ennemis, au cours d’une mission périlleuse pour le roi Halfdan, ne lui avait-elle pas juré qu’elle l’aimait et qu’elle s’enfuirait avec lui pour couler des jours paisibles sur ses terres de Hagder ? Que le riche vieillard à qui son oncle voulait la marier lui répugnait ? Mais il ne peut en douter, elle l’a bel et bien trahi, car, sur les lieux du rendez-vous, un traquenard l’attendait. Depuis, l’oncle d’Astrid le retient prisonnier, trop heureux d’écarter un guerrier qui lui faisait de l’ombre. Jouait-elle la comédie depuis le début ? Leif n’est sûr que d’une chose : dès qu’il aura trouvé un moyen de s’évader, Astrid devra répondre de ses actes... et ses beaux yeux violets, si faussement innocents, ne le feront pas flancher.

Ne jamais trahir un viking amoureux..."